Et voilà, la maison ne résonne plus du chahut de mes chers petits galopins. Epuisée je suis mais si heureuse de cette semaine trop vite écoulée. J’ai reconduit chez eux les deux plus éloignés, mes petits bugistes. Il faisait beau et chaud cet après-midi sur les routes secondaires.

Et comme toujours, la dualité de la vie m’a encore chopée de plein fouet... J’avais le cœur en miettes de me séparer de la chair de ma chair, après une semaine intense en jeux, promenades, câlins et dialogues. Intense aussi en travail… quatre enfants de 14, 10, 8 et 4 ans, ça donne du boulot ! En intendance ce sont les courses, les repas, le linge, un peu de rangement mais « pas-trop-on-verra-plus-tard »! Et puis des sorties et des jeux à organiser… Et des Mamie par-ci, Mamie par-là, Mamie s’il te plaît… Et quelques disputes à gérer… bref pas le temps de voir passer les jours… et pouf tout à coup plus personne. Alors je pleure tandis que je charge la voiture, c’est fini, on va se séparer.

Mais voilà que chemin faisant, de part et d’autre de mes petites routes de campagne, je découvre la nature dans toute sa splendeur ! D’immenses champs de colza, le lilas odorant, les coteaux garnis de pervenches et d’ail des ours, des senteurs à n’en plus finir ; l’immense patchwork de la forêt où se mêlent tous les tons de vert parsemés de la blanche aubépine, les prairies de boutons d’or, les prunus mauves crevant le bleu du ciel… les odeurs d’herbe fraîchement coupée, de barbecue dans les jardins, les enfants riant en se roulant dans l’herbe sous la surveillance apparemment distraite de parents occupés à de sympathiques agapes.

Oui j’ai vu tout ça et m’en suis gavée. Et je crois bien que si mes yeux sont encore mouillés ce soir, c’est à cause des pollens… on va dire comme ça.

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