Pralinensavoie... et parfois ailleurs

18 novembre 2019

J'adore le vélo !

Les lundis du Goût

LEGOUT

Mince ! J’ai failli oublier d’occuper votre week-end !
Je n’avais pas pensé à ce fichu devoir !
Avant-Hier, j’ai entendu un peu parler  de Bourganeuf et beaucoup de « Poupou » Alors je vais vous dire deux mots de Bourganeuf dont je ne sais pas grand’chose.
D’ailleurs lectrices chéries, je n’ai jamais mis les pieds à Bourganeuf.
J’aimerais néanmoins que vous me racontiez quelque chose qui parle de vélo.
J’espère que ce tableau de Miki de Goodaboom vous inspirera.

Quand je pense que j’avais une super photo de moi, posant à côté de ma jolie bicyclette bleue… avec quelques années et kilos en moins. Depuis ce matin je cherche désespérément cette photo dans mon disque dur externe. J’espère ne pas l’avoir virée par inadvertance… non non, pas possible, un jour je vais la retrouver. J’avoue que parfois sont classées des photos là où elles ne devraient pas être, tout espoir n’est donc pas perdu.

Cette photo date d’un merveilleux jour de fin d’été. Un tout doux après-midi, mélancolique à souhait avec la lumière qui déjà n’est plus la même, les feuilles des arbres qui commencent à joliment se colorer,  la terre encore chaude et le petit vent agréable.

Me voilà donc partie en direction de la montagne, short et tee-shirt blancs,  destination la maison haut perchée de ma cousine. Dernière ligne droite avant d'attaquer la côte, à une trentaine de mètres de moi deux charmants messieurs cyclistes, je vais bientôt les croiser. En roulant ils parlent assez fort et j’écoute, ravie, l’un d’eux dire à son compagnon, en parlant de moi, évidemment ! « Regarde qui vient en face de nous, tu ne crois pas que c’est une des seules raisons d’aimer le vélo ? » On se croise, on se fait un large et beau sourire et chacun poursuit sa route.

Motivée pour la grande côte qui m’attend ! Quand je vous dis que je sais et veux voir la beauté dans la moindre parcelle de vie, profiter de l’instant présent !

Mais nom d’une pipe en bois, faut que je la retrouve cette photo ! Dussé-je y passer ma vie la nuit  encore quelques instants, elle me tombera bien devant les yeux  ! En attendant, j’ai retrouvé une photo de ma bicyclette sans moi et puis une autre photo de bicyclette que j'aurais bien voulu voler emprunter. 

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11 novembre 2019

Toilette

Les lundis du Goût

 LEGOUT

Degas est exposé à l’Opéra.
Bien qu’avant je doive aller au musée du Luxembourg voir l’exposition sur les peintres anglais, je ne résiste pas à anticiper le plaisir que me causent les toiles de Degas.
Dites moi ce que vous inspire cette « Femme essuyant son pied », un des nombreux nus de « femme à sa toilette » de Degas, à croire qu’il passait sa vie dans une salle de bain qui n’était pas la sienne.
Je sais bien que vous préféreriez que ce soit une femme qui vous présente ce genre d’œuvre et vous demande ce que vous en pensez.
Hélas, lectrices chéries, il se trouve que je ne suis pas une femme.
Mais j’ai toujours trouvé que les femmes étant les choses les plus magnifiques que la nature a créées je pouvais vous le demander.
N’en déduisez pas que je ne pense qu’à « ça ».
Bon, j’y pense aussi mais pas en classe.

La semaine dernière j’ai décidé de faire une pause (c’est souvent… mais pas fréquent que je l’annonce). Une pause pour pouvoir aller vadrouiller au vent léger tout fou de l’automne, au soleil dans le brouillard des matins frais, au milieu de la nature rouge et or.

De retour chez moi, après avoir vaqué à diverses occupations, un peu de ménage, tri du courrier de trois semaines, quelques dossiers à compléter, remplir le frigo, aller visiter le petit univers qui m’a manqué… après tout ça me voilà d’attaque… sauf que depuis deux jours je suis bloquée au niveau des lombaires.

C’est bien la peine d’avoir passé trois semaines dans les baignoires à jets très chauds, dans la piscine à remous massants, enrubannée dans des kilos de boue chaude et bienfaisante, enfermée dans une boîte diffusant une vapeur à trente-huit degrés… pour en arriver là !

Et pour en arriver au devoir de notre cher Goût…

Je n’aime pas trop ce tableau montrant une dame faisant sa toilette. C’est du domaine de l’intime. Et j’imagine alors le modèle qui a dû poser ainsi. A moins que le tableau ait été réalisé de mémoire, bof… Non ça ne me plaît pas. Il y a de beaux tableaux de nus mais celui-là, je le trouve ni fin ni élégant.

Quant à moi, je vais de ce pas très lent et très hésitant, tenter de me doucher. Cela m’étonnerait qu’au séchage je me retrouve dans cette position sous peine de rester coincée la journée, la vie entière !

Entre mes douleurs cervicales et lombaires, je me demande si je ne vais pas finir en fauteuil… ceci dit, il faut bien finir un jour n’est-ce-pas… et il serait étonnant que ce soit sur une piste de danse !

Mais si mais si, j’ai le moral ! Mais quand même, c'est pas l'pied !

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05 novembre 2019

Pause

Avant que la neige ne recouvre le paysage, je m'en vais profiter de la magnificence de la nature, de l’automne flamboyant, de l’odeur de terre humide. Je vais fouler les tapis de feuilles mortes à la recherche de quelques champignons. Et aussi retrouver mes enfants, mes petits-enfants, mes amis, mes voisins, mes précieux, tous ceux pour qui je vis et qui m’aident à vivre.

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04 novembre 2019

Délabrement

Les lundis du Goût

LEGOUT

À vous, elle vous dit quelque chose, cette toile de Matteo Massagrande ?
Parce qu’à moi elle rappelle quelque chose.
Quelque chose de lointain mais bien gravé dans la mémoire…
Vous nous le raconterez lundi ?
Ce sera la rentrée.

 

Oh oui cher Goût… euh pardon, Maître, bien sûr qu’elle me dit quelque chose cette toile. Une fois de plus, tu me plonges dans mes souvenirs, décidément tu as le chic !

C’était le 1er octobre 1971, je quittais mon bourbonnais natal pour venir vivre dans la charmante ville que je n’ai pas quittée depuis. Enfin si, lors de mon mariage je suis passée de la rive dauphinoise à la rive savoyarde. Ma sœur et son chéri de l’époque avaient l’importante mission de déposer la belle jeune fille (oui parfaitement !) de dix-neuf ans que j’étais chez mes grands-parents paternels. En attendant que mes parents organisent leur déménagement. Mon père était savoyard et avait décidé un retour aux sources. Ce n’est pas le sujet du billet, aussi je ne me lancerai pas dans la longue histoire du pourquoi et du comment. Fin de la parenthèse.

En ce bel automne donc, pas d’autoroute. Nationale 6. Une fois passée la grande ville de Lyon,  nous traversons de jolis villages et commençons d’apercevoir les montagnes alpines, sous le regard émerveillé que je garde encore.

Après plusieurs heures de voiture, enfin, le panneau de ma future ville ! Et là, horreur malheur ! Une rue très pentue, grise, triste, bordée de maisons mal entretenues, voire délabrées. Et tout en bas, un rétrécissement sombre et angoissant mais ô merveille, un signe de vie, une boulangerie… tout aussi triste que le reste des habitations. Et un bistrot.

J’ai tempêté que je ne voulais pas vivre là. J’aurais été aventureuse, j’aurais sauté de la voiture en marche, serais partie en stop, ailleurs, n’importe où mais ailleurs !

Depuis, ces lieux ont été nettement réhabilités, de vieilles masures ont été détruites pour laisser place à des parkings, le bistrot a été rasé, laissant place à un grand parking et un bel immeuble. Certaines maisons ont été joliment restaurées et repeintes en couleurs vives.

Dernièrement, en montant ce faubourg pour visiter une personne hospitalisée, j’ai repéré une ruine tenant encore debout par je ne sais quel miracle. Quand je serai de retour chez moi j’irai la photographier.

Sinon ma ville est bien jolie, entourée de moyennes montagnes et un peu plus loin des massifs de Chartreuse que mon regard ne se lasse de caresser avec le même émerveillement qu’il y a quarante-huit ans !

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27 octobre 2019

Aix-les-Bains

Comme chacun le sait, ou pas, je suis en cure thermale dans la belle et touristique ville d’Aix-les-Bains. Mes soins se passant le matin, j’ai tout le loisir de découvrir ce magnifique lieu que je connais assez mal bien qu’habitant pas très loin. Chaque matin, pour me rendre aux thermes, je traverse le parc aux arbres centenaires. Ils ont vu déambuler la reine Victoria, figure emblématique de l’histoire de la cité thermale. C’est maintenant moi qui la remplace, mais contrairement à elle, les frivolités ne sont pas ma tasse de thé !

 1Le Grand Hôtel, non loin du Casino,  qui a connu de belles et glorieuses heures à une époque révolue, du moins à Aix-les-Bains. Aujourd’hui des appartements privés et quelques médecins y sont installés.

 

 

2Le devant du Casino Grand Cercle. Difficile de prendre une photo de face, il y avait affluence en ce samedi après-midi. Il m’a fallu attendre un moment pour obtenir un cliché vide de touristes.

 

 

3Le hall du Casino où mes amis Edith et Marc m’ont traînée… Enfin, traînée n’est pas le mot exact, n’imaginez pas une scène épouvantable où ils m’auraient chopée chacun par un bras et forcée à avancer tandis que je hurlais que je ne voulais pas ! Non, en fait je n’osais pas y entrer seule. Edith m’a dit «allez, on va dans la salle des jeux», j’avoue que je ne me sentais pas à l’aise. Pas mal de joueurs, surtout des femmes ! Photos interdites dans cet espace.

 

 

4La brasserie du Casino

 

 

5Aix-les-Bains, bordée par le lac du Bourget et lovée entre les montagnes, d’un côté le Revard

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Et de l’autre la Dent du Chat

 

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8Mon studio, parfois en cafouillon comme dirait ma copine !

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21 octobre 2019

Les jalouses

Les lundis du Goût

LEGOUT

Que fait-elle là, qui semble isolée du groupe ?
Elle semble penser à autre chose.
Mais à quoi ?
Peut-être le savez-vous.
Si vous le savez, dites-le, comme toujours dans la zone commentaire de mon devoir.
Celui que j’aurai fait lundi.

 

Les chipies, elles me font la gueule. Tout ça parce que je suis amoureuse de Patrick (non pas Patriiiiiick, il était à peine né à l’époque).

Patrick c’est le frère d’une de mes copines de classe. Nous sommes en 5ème, il est en 3ème. Il n’est pas beau, des lunettes, un peu boutonneux (ça tombe bien, moi aussi), d’épais cheveux bruns et frisés, je lui trouve un charme fou.

Alors, je pense à quoi, à votre avis ? A lui bien sûr et je suis bien triste car je n’oserai jamais l’aborder. Mais qu’est-ce que je peux « gaver » sa sœur, à lui demander quel sport il pratique, quel plat il aime le mieux, s’il a une petite amie… bref, je vois bien que Sylvie lève les yeux au ciel et soupire bruyamment, oui je l’énerve.

Tous les matins, je guette l’arrivée de Patrick au collège. Et puis un jour je ne le vois plus. Je questionne Sylvie qui m’apprend qu’il a fait une mauvaise chute, s’est fracturé le bras droit et souffre de multiples contusions. Elle me dit que je peux lui écrire un petit mot, les autres copines de la classe également,  cela lui fera plaisir et il ne manquera pas de nous répondre. Comme je suis contente !

Prenant ma plus belle plume, je mets tout mon cœur amoureux dans la rédaction d’une gentille lettre de soutien, d’encouragement, d’amitié. Même pas une déclaration d’amour ! Lettre que je remets cachetée à Sylvie.

Quelques jours plus tard je reçois une réponse, mon cœur bat la chamade. Je suis aux anges et très émue de découvrir de gentils mots maladroitement écrits de la main gauche.

Cette petite correspondance douce et naïve dura trois semaines jusqu’à ce qu’une des « copines jalouses » vende la mèche… en fait Patrick ne m’a jamais écrit car il n’a jamais reçu mes lettres. J’entends encore les rires et fous-rires de ces écrivaines de la main gauche. Aujourd’hui j’en souris mais j’ai eu la honte de ma vie !

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14 octobre 2019

Loulou sur mon chemin

Les lundis du Goût

LEGOUT

Vous avez déjà une idée de ce qui surgit de cette toile d’Aldo Balding.
Racontez l’histoire que vous avez à coup sûr imaginée et prévenez en le disant en commentaire du devoir que je vous présenterai lundi.

 Histoire imaginée dis-tu, pas du tout, voici une histoire vraie !

Rencontre étonnante en cette fin de dimanche. Il est dix-huit heures, la nuit est tombée, je rentre tranquillement chez moi après avoir passé la journée chez des amis. Le temps est maussade, de gros nuages menaçants roulent dans le ciel, je relève le col de mon manteau et hâte le pas sur le trottoir désert. Presque désert. Je vais croiser un piéton, je le vois à environ trente mètres de moi. A peine ai-je le temps de distinguer si c’est un visage familier ou non qu’il m’interpelle en gesticulant : «Madame, vous habitez un village merveilleux, j’aimerais bien m’y installer, dommage on ne demande pas de boulanger dans le coin».

La bavarde que je suis domine la sage et le désir de rejoindre mon cocon familier. Je suis très intriguée par le personnage. Bavarde et curieuse, il n’en faut pas plus pour taper la conversation avec ce monsieur, et tant pis si ça jase derrière les rideaux des riverains.

L’homme est petit, menu, une barbe blanche encadre son visage anguleux, un chapeau de feutre noir recouvre ses cheveux longs, une pipe est vissée au coin de ses lèvres, son sac à dos semble contenir des trésors. Curieusement, moi la peureuse, je n’angoisse pas, aucune envie de prendre mes jambes à mon cou ! Je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est boulanger (Compagnon) à Lausanne et qu’il vient ici une fois par mois, visiter une amie handicapée.

Et voilà qu’il devient impossible de l’arrêter de parler, raconter. Je l’écoute, tantôt amusée, tantôt sérieuse, parfois émue. Il a cinquante-quatre ans, veuf deux fois, divorcé une fois et dit avoir eu au moins trois cents fiancées ! Rien que ça ! J’aurais éclaté de rire si son visage n’avait cette expression grave et nostalgique. Il me dit aimer les montagnes enneigées l’hiver, la multitude de fleurs en été, la rivière qui gronde sous le pont François Premier ou encore la source Saint Félix que recouvre le pont des Carmes. Un original Loulou, il s’appelle Loulou, ça lui va bien !

«Vous n’avez qu’à aller au PMU et vous demandez Loulou, je suis connu. Ma première épouse est morte voici vingt ans, la deuxième depuis dix ans, je viens de divorcer de la troisième !»

«Ma deuxième femme je ne l’ai pas oubliée, elle était adorable, parfois je vais sur sa tombe, je m’assieds auprès d’elle, je lui dis bonjour, lui récite une petite prière en bourrant ma pipe et lui dis : Tiens, voici un petit peu de tabac pour toi, on partage, je sais que tu aimais bien ça».

«La troisième, dont j’ai divorcé, la Mimine, elle est encore dans ma tête et dans mon cœur, je n’arrive pas à l’oublier. Les soirs d’hiver, quand il faisait très froid, elle nichait sa tête au creux de mon épaule, ses beaux cheveux bouclés me chatouillaient le visage, je repoussais tout doucement ses mèches, elle soupirait d’aise et de bonheur».

Puis, ouvrant grand les bras en direction du ciel «Vous voyez Madame, ce soir il fait froid mais quand je parle de ma Mimine c’est comme s’il faisait un grand soleil».

Un spécimen cet homme, certains diront un fou, moi j’opte pour un être sensible et écorché vif. Par contre, outre une certaine poésie, se dégagent de lui de désagréables effluves d’alcool. Alcool ou pas, je refuse de lui donner mon numéro de téléphone ! J’ai de la difficulté à couper la conversation, il repart toujours sur de nouvelles anecdotes sur sa Mimine et les prières qu’il adresse chaque jour à ses amours mortes. J’arrive enfin à prendre congé en lui indiquant le chemin de la petite chapelle de la communauté religieuse toute proche. Poignée de mains. Je fais dix mètres et l’entends crier «Allez au PMU, demandez Loulou, ils me connaissent, et si vous voulez, on ira se balader, mais attention, en pure amitié parce que ma Mimine elle est encore dans mon cœur !»

 Archives blog Pralinette – Février 2005

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03 octobre 2019

Dur dur d'être maman

Il y a longtemps que je savais ce que je refusais d’admettre jusqu’à ce jour…

Sur le trajet du retour, durant l’heure de route qui nous sépare,  j’ai réfléchi et mis de côté mon ressenti, mon désir, mon égoïsme.

Aujourd’hui, on a parlé ouvertement. Il fallait bien que les mots sortent, enfin.

Je le savais, je sais maintenant avec certitude ce que je refusais avec force… un jour tu vas partir. Loin d’ici. Oh non, pas à l’autre bout de la planète, mais à plusieurs centaines de kilomètres. Tu vas rejoindre ton amoureux.

Oui je sais ce n’est pas la première fois que tu pars loin de moi. Tu as vécu à Fontainebleau, à Bordeaux, et enfin trois ans en Guyane. A chaque fois j’ai voyagé pour te rendre visite. Mais j’étais bien plus jeune, entreprenante, je n’avais peur de rien. Qu’en sera-t-il dans quelques mois, années ?

J’ai eu des mots de révolte lorsque nous avons échangé. Comment ai-je pu te parler ainsi, mettre en avant ma vie à moi alors que c’est la tienne que tu t’apprêtes à reconstruire, à continuer plutôt. On ne refait pas sa vie, on la poursuit.

Sur la route du retour, j’ai réfléchi à tout cela et j’ai pu t’en parler au téléphone en rentrant. Et te dire « vas-y, fonce, va vers ton bonheur ». Cela m’a soulagée, je pense qu’il en est de même pour toi.

Bien sûr, j’ai un peu le cœur lourd, le sentiment d’abandon m’a souvent poursuivie, tant d’êtres aimés m’ont laissée sur le bord du chemin. Mais le principal est et restera ton bonheur. Je t’aime ma fille.

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30 septembre 2019

Espoir

Les lundis du Goût

LEGOUT

Ces deux petites, où vont-elles ?
C’est
Pivoine qui me l’a demandé.
Elle n’en sait rien mais elle se le demande...
J’ai une idée car je les connais, je sais pourquoi elles vont vers ces rochers noirs, là-bas.
Et ce qu’elles pensent et se disent.
Mais vous ?
Je suis sûr que oui mais dites le.
Ce sera bien, je crois...

-     Tu vois Manon, nous avons bien fait de marcher pendant des heures, c’est vrai nous sommes fatiguées mais regarde comme le paysage est beau et propre, comme l’air sent bon. Pas un papier, pas un plastique, pas une canette de bière ou de coca sur la plage. Le vent est pur, sans la moindre odeur de pollution industrielle. Nous avons bien fait de tourner le dos à tous ces déchets qui traînent où que nos pieds se posent. Là au moins on marche tranquillement ! Regarde cette plage, vierge de toute trace du passage de l’Homme.  Que le monde est joli ! C’est pas possible qu’il soit aussi joli !

 -     Oui Emilie, je suis d’accord, on dirait que nous sommes les premiers habitants de la planète, au premier matin du monde. Mais arrête de faire ton Ravi de la crèche, maman me manque, et puis elle doit être morte d’inquiétude tandis que papa est sûrement lancé à notre recherche…

 -     C’est vrai tu as raison, je n’aurais pas dû t’entraîner aussi loin, on va faire demi-tour. Mais tu vois, on aura pu constater que la Terre est magnifique et qu’il nous appartient de lui conserver toute sa splendeur.

 -     On pourrait l’embellir ! Vite, rentrons, allons parler, raconter,  aux parents… à la famille, aux amis, à tous ceux que nous côtoyons. On va contacter… euh… comment elle s’appelle ?... tu sais la jeune fille qu’on voit à la télé… Greta, c’est ça !

 -     Oui c’est ça, on va l’appeler et on va lui dire qu’on est toutes et tous avec et derrière elle, on va s’unir et changer la vie !

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24 septembre 2019

C'est l'automne

C’est l’automne, il pleut, les feuilles dansent dans le ciel avant de tomber mollement et silencieusement sur le sol.

Il pleut et c’est tant mieux mais ce n’est pas pour consoler mon cœur lourd en cet après-midi où je me suis attelée à « faire du clair » dans mon bureau. J’ai sorti un très gros dossier qui se trouvait dans le bas de mon armoire, me demandant ce qu’il contient. En fait il s’agit de tous les documents concernant ma petite maison dans la prairie, vendue en 2002 ! Actes d’achat, puis de vente, factures diverses et multiples, souvenirs du dur labeur que mon mari avait consacré à notre petit paradis dans la verdure. Un paradis qui auparavant fut un enfer durant mon enfance, auquel je m’étais réconciliée avec l’achat de cette maison où nous fûmes tellement heureux, mon mari, nos enfants et moi. Et puis le décès brutal de mon amour dans ce paradis par un bel après-midi de printemps. Bouclant ainsi la boucle, ce lieu est vraiment un enfer ! Tous ces documents partiront dans le feu de l’enfer… tout ça pour ça…

J’entends çà et là qu’il est bon de rompre avec son passé, de s’en libérer pour pouvoir mieux avancer, libre, détachée. Mais ne t’en fais pas Daniel, tu es toujours dans mon cœur, je te suis profondément reconnaissante de la façon dont tu m’as aimée et dont nous avons vécu, de ce que tu m’as enseigné, des beaux enfants que tu m’as donnés et qui restent notre lien indéfectible.  

Pas d’inquiétude, tout va bien, cela m’a soulagée d’écrire ces quelques mots.

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