Pralinensavoie... et parfois ailleurs

16 mai 2022

123ème devoir du Goût

Les lundis du Goût

Aldo Balding (218).jpg

À quoi pense donc ce jeune homme si bien cerné par Aldo Balding ?
J’espère en savoir plus lundi…

Mon cher Le Goût, je n’ai pas eu une seconde pour travailler le devoir que tu nous proposes si gentiment, si fidèlement et avec beaucoup de ténacité chaque semaine ! Bravo et merci pour ça. Et voilà, vas-tu dire,  encore une fois elle se défile… je suis bien consciente d’être une élève indisciplinée et peu rigoureuse, toi qui es si bon prof ! Toi qui te décarcasses chaque semaine pour tenter de faire travailler nos neurones… enfin du moins les miennes car pas mal de blogueurs écrivent quasi au quotidien.

Bon, mais c’est pas tout ça… que peut bien penser ce jeune homme, ou à qui, ou à quoi ? Vastes possibilités.

- Pense-t-il à la bêtise qu’il a faite et dont il ne sait se dépêtrer ?

- Pense-t-il à son passé ? Douloureux ou heureux ?

- Pense-t-il à son avenir ? L’envisage-t-il ? A-t-il un projet qui mérite mûre réflexion ?

- Pense-t-il à ses amours mortes faute d’attention ?

- Pense-t-il à ce beau pays,  qu’il a visité il y a deux ans, devenu champ de ruines fumantes, aux gens adorables rencontrés… que sont-ils devenus ?

Bref… moi j’en sais rien, je ne suis pas madame Soleil !

Tiens, à propos de soleil, mon week-end en fut inondé ! Au-dehors et dans mon cœur ! Samedi j’ai enfin pu réunir mon adorable tribu, j’ai nommé mes enfants, ma belle-fille et mes cinq petits-enfants. Cinq sur six, hélas le sixième étant toujours en état de grande fatigue post covid. Malgré ce nuage, la fête fut merveilleuse d’amour et de gaieté, de chaleur, douceur et partage. Le soir j’étais bien ko, fatigue à la hauteur de mon bonheur. Et toute anéantie de me retrouver seule entre mes murs où raisonnaient encore les rires, les mots et les chansons enfantines. Sous un fauteuil du salon une poupée oubliée me tint compagnie. Et le souvenir des « je t’aime » et des étreintes.

Hier je n’avais pas de programme particulier. Ma copine intrépide n’avait pas prévu d’aller randonner mais d’assister à un concert en l’église d’une commune voisine. Je l’ai donc accompagnée.  L’orchestre des Tisserands puis les Sonneurs de l’Echo du Viviers ont bercé notre après-midi. Un bon moment. Des sonneurs de trompe (cor de chasse). C’est beau… mais c’est triste. En fermant un instant les yeux, j’ai imaginé en forêt une meute d’hommes et de chiens à la poursuite de quelque animal qui ne demande qu’à vivre sa vie. J’ai rêvé un instant inverser les rôles,  qu’une cinquantaine de sangliers traquaient un homme… Une larme m’est montée aux yeux, je déteste la chasse à courre, je n’aime pas les chasseurs. Enfin… pas tous quand même ! Oui, donc, le son du cor (j’ai failli écrire corps !) au fond du bois, c’est triste et en plus je me demande comment on peut sortir un son de ces tuyaux !

 

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08 mai 2022

Praline "la bricole"

«La bricole » ou « je suis une quiche mais je me débrouille quand même »… tant bien que mal et au bout de grosses transpirées et des milliards de b… de dieu ! Non, ce n’est pas vrai je n’ai pas juré, il n’y avait personne pour m’entendre alors ce n’était pas rigolo !

Voici donc l’objet de mes quarts d’heure d’énervement, d’échauffement, de découragement… puis de « non c’est pas possible autrement, faut que j’y arrive » !

P1020203Ampoule grillée à changer dans les toilettes. Je n’avais jamais eu à le faire. Après avoir longuement cherché puis trouvé le petit tournevis adéquat, me voilà juchée sur un tabouret (solide le tabouret hein, vaut mieux !) à commencer à dévisser le capot. Côté droit tout va bien, ça tient encore par le côté gauche. Les affaires se gâtent quand je dévisse le côté gauche… Tout a failli finir par terre et moi avec. Acrobate comme vous me connaissez, je retiens le tout, du moins ce qui se brise, les vis volent à terre mais ce n’est pas grave. Ouf. Je file au supermarché avec la petite ampoule grillée. Je n’arrive pas à trouver le modèle. Je file au magasin de bricolage, toujours avec la précieuse petite ampoule grillée et me fais aider par un aimable vendeur qui me trouve de suite ce qu’il me faut. Retour maison. De nouveau juchée sur mon tabouret. L’ampoule se laisse visser sans problème. Grosse suée pour remettre le capot. La première vis me glisse des mains et atterrit par terre. Je gère le capot (en deux parties évidemment, la partie opaque et le joli entourage doré). Je descends du tabouret, respire un grand coup et re-belote. J’y arrive ! youpi ! Ah mais non pas youpi ! J’allume, l’éclairage est si faible qu’on se croirait au fin fond de la grotte de Lascaux lors de sa découverte ! J’admets bien que dans les toilettes on n’a pas besoin d’un éclairage digne de la galerie aux glaces du château de Versailles, mais quand même ! Alors je fais quoi ? Eh bien je re-grimpe sur mon tabouret et je re-dévisse tout le bazar. Ampoule retirée. Retour magasin. L’aimable vendeur ne l’est plus du tout, je me dirige vers une dame très agréable. En effet, me dit-elle, vous ne deviez pas y voir grand-chose avec cette ampoule. Retour maison. Re-tabouret. Essayage luminosité avant de re-mise en place du capot. Hourrah ça éclaire bien. Re-vissage. Je deviens pro. Mais comme dit l’autre « je f’rais pas ça tous les jours » !

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02 mai 2022

Quelques news

Nous sommes le 2 mai et bien que je n'aime pas ce chiffre, il est temps de passer à autre chose, non ?

Voici quelques news. Je vais bien. Je vadrouille, profite du soleil et de la vie tant qu'elle nous est offerte.

Qu'ai-je fait ces temps derniers ?

J'ai passé une merveilleuse journée en Ardèche avec des amis.

1Pique-nique au bord du Doux, entre Lamastre et Tournon-sur-Rhône.

 

Encore une merveilleuse journée (oui, elles sont toujours merveilleuses mes journées !) dans le Beaujolais, à Romanèche Thorins, aux caves du hameau Duboeuf.

3Je vous recommande la visite, très intéressante (musée, films, jardin botanique, boutique...).

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6Deux superbes orchidées offertes pour mon anniversaire (celle de gauche date de Noël). Pour cause de covid, la fête n'a pu avoir lieu. Elle se fera prochainement, plusieurs anniversaires à souhaiter : celui d'une de mes petites-filles, de ma belle-fille, de mon frère, le mien !

 

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Et bien sûr la cueillette du muguet ! Une de mes amies (non, pas l'intrépide, une autre !) m'a entraînée dans un bois en fouillis complet : troncs d'arbres en travers du chemin, ronces, branches cassées. Il nous a fallu ramper sous un tronc d'arbre, enjamber une clôture électrique... Heureusement un chevalier servant surgi de nulle part nous a aidées, en maintenant le fil le plus possible au ras du sol avec un baton ! J'ai les jambes griffées par les ronces, le houx et les orties mais qu'est-ce-que la vie est belle !

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22 avril 2022

Je n'aime pas le chiffre 2

Je n'aime pas le chiffre 2... enfin... ça dépend pour quoi. Toujours cette dualité qui est en nous...

22 avril 2000… 22 avril 2022 

Cela fait vingt-deux ans que tu es parti. Sans que je puisse te retenir à la vie. Te soigner. Te parler. On avait encore tant de choses à se dire et à vivre.

https://www.youtube.com/watch?v=XOeYWuZ1OmA

Heureusement, sans compenser la douleur de cette brutale séparation, de grands bonheurs ont jalonné ma vie, notamment la venue au monde de mes six petits-enfants.

N’ayant pu nous réunir tous dimanche dernier, une belle fête était prévue demain. Tout le monde avait répondu présent. On annule tout et on reporte à mai. Un invité indésirable s’est manifesté chez ma petite Louise et sa Maman.

Ainsi va la vie.

 

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18 avril 2022

La petite chèvre et le chien

En ce bel après-midi printanier, m’en allant promener, j’ai rencontré une jolie petite chèvre. Toute de blanc vêtue. La barbiche joliment lissée, comme si le barbier était passé par là. Que nenni, une chèvre ne se soucie pas de son look ! Pour l’heure et sans savoir que l’on peut perdre du temps à se pomponner, ma petite chèvre savoure sa liberté. Elle gambade et s’arrête. Broute l’herbe tendre. Repart, légère et sautillante. S’arrête de nouveau et me regarde de son petit œil rond et malicieux. Ah qu’elle est donc belle la petite chèvre dans son pré au pied de la montagne ! Je tente quelques photos, elle me regarde et soudain senfuit, comme apeurée et comme pour me dire que je n’ai pas à me mêler de sa vie. Elle est si libre dans ces herbes tendres qu’un vent léger fait onduler. Je passe mon chemin, elle a raison, je la laisse vivre sa vie de petite chèvre… Un peu plus loin, je suis accueillie par le loup ! Mais non voyons, ce n’est qu’un gros chien, un Husky. Il aboie férocement sur mon passage et me fixe de ses yeux clairs pas doux du tout. Ouf il est derrière un grillage mais je frissonne quand même en le photographiant. Je me dis que s’il pouvait s’échapper, qu’adviendrait-il de la petite chèvre ? Au fond je pense que tout se passerait bien. Ce chien semble agressif car il est prisonnier. Il me plaît d’imaginer que la petite chèvre et le gros chien gambaderaient et se rouleraient dans l’herbe ensemble, amis et complices. Oui j’aime décidément bien cette version, la chèvre de Monsieur Seguin m’a tellement attristée lorsque j’étais enfant !

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11 avril 2022

Ecole buissonnière

Désolée cher Goût, cette semaine encore j'ai délaissé les bancs de l'école, je n'ai pas fait le devoir proposé mais quel plaisir de contempler ma jolie campagne qui doucement se métamorphose ! Le printemps éclate de toutes parts. Jour après jour j’ai observé le cerisier se revêtir de fleurs qui se dispersèrent en milliers d’étoiles blanches le jour où Eole se manifesta. Puis j’ai vu apparaître les feuilles d’un vert tendre et enfin les cerises à venir, minuscules billes bien décidées à mûrir par un beau jour de juin… à condition qu’il ne gèle pas, les saints de glace n’ayant pas dit leur dernier mot ! Tout est beau au printemps, le jaune vif des forthysias et des jonquilles, les tulipes et les iris multicolores, la glycine odorante. Partout cette merveilleuse et abondante verdure. J’aime les arbres, en ce moment c’est un bonheur de les voir renaitre à la vie. Un éternel recommencement ? Jusqu’au jour où ces beaux arbres seront coupés et auront une autre vie, par exemple un de ces escaliers chers à Monsieur le Goût !

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04 avril 2022

119ème devoir du Goût

Les lundis du Goût

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Qu’est-ce qui les met de si joyeuse humeur ?
Je vous dirai lundi ce que j’en pense.
J’espère surtout lire ce que vous en pensez…

À lundi donc…

Allez savoir pourquoi ils ont l’air si joyeux ces deux-là ! Mon cher Monsieur le Goût, réellement je n’en sais  fichtre rien. Tout d’abord qui sont-ils ? Des amoureux ? Peu probable ou alors des blasés de la tendresse (c'est possible, ça ?), ils se tiennent si éloignés l’un de l’autre ! Non, je pense qu’ils sont frère et sœur. J’ai comme la petite idée qu’ils ont tout simplement repéré une jolie prairie pour pique-niquer, en bordure d’un champ cultivé, de potirons, citrouilles, courgettes, potimarrons. Les voilà tout contents d’en avoir chapardé un assortiment. Pauvres inconscients, ils seront moins joyeux quand il faudra porter ce larcin jusqu’à la voiture garée à un bon kilomètre de là ! Faut être courges quand même !

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21 mars 2022

117ème devoir du Goût

Les lundis du Goût

LEGOUT

Où mène cette passerelle peinte par Toutounov ?
Que traverse-t-elle ?
Le savez-vous ?
Si vous le savez, dites-le !
Si vous ne le savez pas, inventez-le !
J’essaierai de trouver où mène cette passerelle.
À lundi…

Romantique et fleur bleue comme vous me connaissez, ce charmant petit pont aurait pu m’inspirer une jolie histoire, un rendez-vous sentimental avec le garçon de mes premiers émois, mes premiers pas vers l’amour, les baisers hésitants et maladroits… ben non !

Je suis silencieuse. Je ne suis pas malade. Je profite de la douceur du printemps naissant, je me promène au bon vent de la liberté... Comme beaucoup d’entre nous je suis triste, effarée, inquiète, apeurée. J’imagine alors la vie de tous ces gens qui vivent sous les bombes, qui ont leur environnement détruit, leur vie anéantie.

Revenons tout de même à ce mignon petit pont au cœur de la forêt sous lequel coule une eau limpide. Il me rappelle toutefois un souvenir. Non, pas un souvenir amoureux !

Eté 1972, dans l’éclat de mes vingt ans, nous sommes en camping dans les Bauges. Nous, c’est-à-dire celui qui allait devenir mon mari, et une bande de quatre autres joyeux lurons. Une balade en forêt à la recherche d’edelweiss. Un sentier escarpé, tout en montées et descentes.  Soudain, au bord du chemin, un panneau indicateur « le pont du diable ». On est jeunes et foufous, il nous faut tenter le diable ! L’ami Jeannot (celui qui m’a surnommée Praline) me dit « tu es la plus jeune d’entre nous, vas-y, il y a plein d’edelweiss sous le pont ». « Non mais ça ne va pas, tu veux ma mort ? » Un joli petit pont, ah ça oui ! Mais il me faudrait un baudrier, bref tout l’équipement de l’alpiniste pour y accéder. Evidemment il plaisantait le Jeannot. Nous avons bien rigolé. Et avons bien fait… aujourd’hui, Jeannot est en EHPAD et n’a plus beaucoup de souvenirs de sa vie. Il dit juste « demain je rentre chez moi, ma valise est prête ».

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21 février 2022

114ème devoir du Goût

Les lundis du Goût

LEGOUTJ’espère que vous serez inspirés par cette toile de Van Gogh.
Elle m’inspire, cette image du nomadisme dite « Les roulottes, campement de Bohémiens ».
L’arrivée du printemps est toujours pour moi « L’invitation au voyage ».
Surtout ces temps-ci !
À lundi j’espère…

Là bas, au loin, dans ma campagne silencieuse, un bruit de sabots de cheval martèle le goudron. J’ai quoi ?... six, huit ans ? Dans les cours des fermes les chiens aboient férocement. Au sommet de la côte, la roulotte apparaît. Evidemment j’ai peur (oui, déjà à cet âge… mais n’est-ce pas parce que l’ « on » me fait peur ?), je cours me cacher. « Maman Maman, les bohémiens, ils arrivent ! » « On » ne les aime pas, « on » s’en méfie. Oui « on » les appelle les bohémiens, les voleurs de poule.  Les chiens aboient, la caravane passe. Le champ de foire sera le point de chute de ces itinérants. Demain les hommes sillonneront la campagne pour proposer l’aiguisage des couteaux, le rempaillage des chaises, contre du fromage, des oeufs, une volaille. Parfois les enfants viendront en classe, un peu mal vêtus, la tignasse échevelée, mignons et attachants, ils seront vite intégrés ! Les enfants acceptent la différence, « eux »… pas comme tous ces « on ».

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12 février 2022

Samedi au soleil printanier

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses que l'autoroute ne désemplit pas, entre départs et retours, accompagnée de ma "copinintrépide", belle balade au marais tout près de chez moi.

12Très jolie maison en pisé, hélas non restaurée, qui finira donc par s'écrouler au fil des intempéries.

4La Chartreuse est toujours aussi belle et apaisante.

5Quelques timides primevères commencent à garnir les côteaux, le printemps n'est plus très loin !

6Le printemps, la fin de la pandémie, le bout du tunnel, oui j'y crois !

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