Pralinensavoie... et parfois ailleurs

11 janvier 2020

Anniversaire

Il y a quarante-cinq ans aujourd’hui, je disais oui à l’amour de ma vie. Le onze janvier mille neuf cent soixante-quinze. Quelle idée de se marier un onze janvier, il fait froid, les nuits sont longues, ironisaient nos amis ! On riait, disant qu’on n’avait pas envie de faire comme tout le monde, se marier en plein été, quand il fait trop chaud, quand la plupart des gens a envie de partir en vacances… bref en ce onze janvier inoubliable le soleil dardait ses rayons mais le froid était bien présent Je n’avais pas froid dans ma belle robe blanche parsemée de petites roses en soie cousues main par belle-maman. Tant mon cœur battait la chamade ! Et puis il y avait foule à notre mariage, quatre-vingts convives ! La famille, les amis, le groupe folklorique. C’était bon enfant, on a ri, chanté et dansé, un peu pleuré aussi, de bonheur, d’émotion non contenue.

Les années ont passé, heureuses… On dit que les histoires d’amour finissent mal, en général… finissent… Cela fera vingt ans ce printemps que la nôtre s’est arrêtée. Je suis triste. Mais sans désespérance. L’amour est toujours en moi. Pour Lui. Et envers le bel héritage que sont nos enfants et petits-enfants. L'amour, à donner, à recevoir, autour de nous, au quotidien... qui vient compenser ce qu’il m’a manqué par ailleurs. Et je sais voir la beauté dans la moindre parcelle de vie, profiter de l'instant. Le soleil est toujours là, parfois derrière les nuages, mais bien là.

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31 décembre 2019

Lendemain de fêtes

Mais non, je ne suis pas restée enfermée dans l’étable auprès du bœuf, de l’âne et du bébé, ainsi que l’une d’entre vous l’a pensé ! Vous savez bien, les vacances scolaires, les petits-enfants, les courses, les repas, les sorties, les jeux de société… tout ce qui occupe une mamie pendant une semaine. Sans oublier trois séances de cinéma durant cette semaine. Une première fois « la reine des neiges » avec Marina… puis les cousines ont débarqué et ont émis le souhait de voir ce film, donc rebelote. Enfin samedi ce fut « donne-moi des ailes » le dernier film de Nicolas Vanier. Marina et son frère Théo ont dormi toute la semaine à la maison, s’y sont jointes les deux cousines. Le lendemain, l'une d’entre elles est partie, l’autre est restée tandis que Théo partait chez sa grand-mère paternelle. J’ai eu la visite de l’ainé de mes petits-fils, accompagné de sa chérie, deux beaux jeunes gens souriants, chahuteurs, heureux de s’être rencontrés.  Ce fut chaleureux, gai, bruyant, festif, précieux. J’ai reçu plein de compliments, des sourires et des bisous, le plus beau cadeau qui puisse m’être offert. Comment pourrais-je apprécier un cadeau, aussi coûteux soit-il, argenté-doré-enrubanné, si autour de moi régnait cette satanée solitude, sans sourires à distribuer et recevoir, sans regards tendres à soutenir et mémoriser, sans mains à caresser et joues à embrasser, sans paroles d’amour à laisser tendrement pénétrer mon cœur… ces morceaux de vie sont éternels. Nous n’avons pourtant pas l’éternité devant nous, aussi ai-je de plus en plus le sentiment d’urgence à aimer, à sourire, à accueillir. Tant que je le pourrai, je recevrai ceux que j’aime, je serai heureuse de les entendre dire qu’ils aiment venir chez moi, parce que chez moi ça sent bon le gratin qui dore dans le four, les petits oignons frits et moult aromates qui garnissent une bonne viande mijotant dans ma grosse cocotte en fonte…  parce que chez moi il y a toujours de la place, autour de la table et dans mon cœur.

Je vous souhaite une belle année 2020, remplie de joies simples, de petits grands bonheurs, une santé de fer et de l’amour tendre !

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16 décembre 2019

Bruits de couloir... d'étable

Les lundis du Goût

LEGOUT

Cette toile de Claude Guilleminet, avec son bœuf et son âne gris, me rappelle quelque chose, mais quoi ?
Je trouverai bien quelque chose à vous en dire.
Je suis sûr qu’à vous aussi elle va inspirer une belle histoire.
Alors lectrices et rares lecteurs mais chéris aussi, je compte bien vous lire lundi

 

Oh Lebeuf ! Tu dors ?

Ah non l’Anon mais tu me déranges, je commençais à m’endormir, qu’est-ce que tu veux encore ?

Excuse-moi mais je suis inquiet, depuis quelques jours j’écoute un tas d’informations provenant des poules qui ne cessent de caqueter et les canards de cancaner. Je crois que notre petite vie peinarde va se trouver bousculée.

Allons don’ l’Anon, va droit au but au lieu de tourner en rond.

Alors voilà… j’ai entendu des trucs incroyables ! Il paraît qu’une femme du pays va bientôt avoir un bébé. Qu’il va naître là, dans notre mangeoire ! Et même que c’est moi qui vais, sur mon dos, transporter cette femme jusqu’ici ! Mais que diantre vient-elle enfanter ici ? D’accord il fait bon dans notre étable, nous dégageons une douce chaleur, mais quand même…  Et puis je me demande… si jamais la mise-bas se passe mal...

La mise-bas ! On ne dit pas ça pour les humains, on dit l’accouchement !

Ah bon… donc si l’accouchement se passe mal,  que pourrons-nous faire ? Nous ne sommes que d’humbles animaux domestiques, plus habitués aux travaux des champs qu’à assister la naissance d’un enfant ! Attends, ce n’est pas tout, il va falloir que tu le réchauffes ce petit nouveau-né, j’espère que ton haleine n’est pas trop fétide.

Qu’est-ce que tu dis ! Fétide toi-même ! Mais avec mes gros naseaux, je vais souffler trop fort, il va s’envoler ce petit. Quelle histoire ! D’où ça sort tout ça ?

Qu’est-ce que j’en sais ! Il paraît que ce petit est l’envoyé de Dieu, pour sauver le monde !

Allons bon ! Eh bien qu’il vienne souffler lui-même et s’occuper de son gamin maintenant !

Oh ce que tu peux être malveillant ! Mais attends, ce n’est pas fini ! Soi-disant également, on aura la visite des bergers et des paysans, tous vont se prosterner devant ce gosse ! Il y aurait aussi trois rois qui vont se mettre en chemin, guidés par une étoile juste au-dessus de nous, avec, encore soi-disant, des cadeaux précieux, mais pas pour nous ! Bref on n’est pas près d’être tranquilles !

C’est vrai mais finalement on va être célèbres ! Et puis, accueillons-le donc ce petit, il n’a rien demandé, et ma foi s’il doit sauver le monde, autant le chouchouter car y a du boulot !

 

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02 décembre 2019

Le cerf-volant

Les lundis du Goût

LEGOUT

En regardant cette toile d’Harold Harvey je m’interroge.
À quoi peuvent bien penser ces trois enfants ?
J’ai bien une idée, mais vous ?
Je vous dirai lundi ce qu’ils ont d’après moi à l’esprit…

Sophie tient fermement le cerf-volant que ses frères tentent désespérément de rafistoler. Elle ne dit mot mais pense que les garçons sont des empotés ! Cela fait une bonne heure qu’ils se disputent pour décider de la façon de réparer. Sophie se dit que le vent finira par tomber avant que le cerf-volant ne prenne les airs. Louis et Marc maintenant se taisent, chacun ressassant son agacement et sa colère contre leur sœur.

-      Mais qu’est-elle venue nous enquiquiner avec son foutu cerf-volant alors que l’on jouait tranquillement à la console ?

-      Il a fallu que le vent lui donne envie d’aller fouiner dans le grenier pour rechercher cet engin tout poussiéreux dont les fils sont à moitié cassés.

Sophie se rend bien compte de la mauvaise foi et du peu d’entrain de ses frères.

-      Puisqu’il en est ainsi je vais demander de l’aide ailleurs… tiens j’aperçois au loin Maxime, gentil et toujours prêt à rendre service.

Ainsi fut fait, en deux temps trois mouvements, sous le regard médusé et l’air vexé des deux frangins qui retournent à leur chère console… consolatrice... révélatrice.

 

 

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25 novembre 2019

Sports d'hiver

Les lundis du Goût

LEGOUTQuelque chose m’est suggéré en regardant cette toile.
Mais vous ? Que vous dit cette toile ?
Si voulez bien faire ce « devoir de Lakevio du Goût », vous le commencerez par cette phrase « J’ai arpenté pendant plusieurs jours le XVIème arrondissement, car la rue silencieuse bordée d’arbres que je revoyais dans mon souvenir correspondait aux rues de ce quartier. »
Et le clorez par « Ce fut un chagrin désordonné. »

Monsieur l’instituteur, veuillez excuser ma fille pour son devoir hors-sujet et le non-respect des consignes, mais vous savez bien que nous ne sommes pas parisiennes. Et cela ne nous gêne pas comme le dit la Marie-Paule. Nous savons pourtant que Paris est la plus belle ville du monde. Et sommes ravies de savoir que vous y vivez (comment ça, je passe la pommade pour que ma fille récolte une bonne note ?) Vous lirez donc deux petites histoires neigeuses, les souvenirs de ma chère fille, ceux qui la font sourire avec de la tendresse au fond du coeur.

 ***

Comme chacun le sait, lorsque je suis arrivée dans ce merveilleux paysage alpin, j’étais dans l’éclat de mes vingt ans, enfin dix-neuf et demi très précisément. Jeune, mignonne, fougueuse, sportive, marrante, bref toutes ces qualités pour la plupart aujourd’hui envolées. Et la vie devant moi… plus trop le cas non plus, enfin si, quand même un peu !

En ces belles années soixante-dix, on trouvait du travail pratiquement du jour au lendemain, ce fut mon cas. Arrivée le premier octobre, le dix-huit je commençais à bosser. Dans les assurances. Beurk je n’ai pas aimé. Au bout de trois mois je suis partie ailleurs, dans une fabrique de bonbons. Idéal pour la gourmande que j’étais (et suis encore). Je régalais mes amis folkloristes de bonbons divers, chocolats, pralines et autres… d’où mon surnom de Praline.

Je bénéficiais du ramassage du personnel organisé par l’entreprise. L’hiver sévissait, la neige tombait en abondance…

Légère et court vêtue été comme hiver, on n’a pas froid à cet âge ! C’était la mode des bottes blanches très hautes à talons. Bottes que je m’étais offert avec ma première paie. Ce matin-là, bottes blanches et mini-jupe plissée soleil, je pars guillerette… pas pour très longtemps… tout juste arrivée au point de ramassage, je glisse dans la neige, tombe, me relève prestement… mais un talon de ma botte est cassé ! Demi-tour, je retourne clopin-clopant à la maison et demande à maman de me conduire au travail.  Vite, vite, je ne veux pas arriver en retard. Changement de chaussures.  On saute dans l’Ami8 et nous voilà parties à fond les manettes ! Au bout d’un kilomètre environ, une épaisse fumée s’échappe du capot. On s’arrête précipitamment, on avait oublié d’enlever la couverture qui protégeait la batterie ! On éclate de rire, on jette la couverture dans le fossé et on repart sur les chapeaux de roue ! Ne pas perdre de temps. J'arrive presqu’à l’heure !

Ah une autre anecdote neigeuse !  Ce même hiver, j’ai voulu apprendre à skier. L’immaculée Chartreuse me tend les bras. Je loue des skis et des chaussures, je prends le tire-fesses, à mi-parcours je culbute et m'enfonce dans la neige molle, c'est le métier qui rentre ! Je recommence et j’arrive en haut de la piste ! Et je m’élance. Cheveux au vent, merveilleux sentiment de liberté, je suis grisée d'air pur à m'en éclater les poumons… mais je ne sais pas m’arrêter. Je crie. En bas de la piste, un papy (qui devait avoir l’âge que j’ai aujourd’hui) me voit arriver tout schuss sur lui. J’essaie de freiner en faisant chasse-neige. Ce n’est pas tout à fait suffisant. Ce brave monsieur a juste le temps d’ouvrir les bras. Je m’y blottis affale. Je m’excuse. Papy a l'air tout content ! L’oncle et la tante qui m’accompagnent sont écroulés de rire. Que voulez-vous, je ne sais pas skier… d'ailleurs je ne sais toujours pas, à part un petit peu le ski de fond que j’ai pratiqué avec les enfants quand ils étaient en primaire... c'est un peu loin tout ça, il me faudrait bien encore un comité d'accueil à l'arrivée !

 

 

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18 novembre 2019

J'adore le vélo !

Les lundis du Goût

LEGOUT

Mince ! J’ai failli oublier d’occuper votre week-end !
Je n’avais pas pensé à ce fichu devoir !
Avant-Hier, j’ai entendu un peu parler  de Bourganeuf et beaucoup de « Poupou » Alors je vais vous dire deux mots de Bourganeuf dont je ne sais pas grand’chose.
D’ailleurs lectrices chéries, je n’ai jamais mis les pieds à Bourganeuf.
J’aimerais néanmoins que vous me racontiez quelque chose qui parle de vélo.
J’espère que ce tableau de Miki de Goodaboom vous inspirera.

Quand je pense que j’avais une super photo de moi, posant à côté de ma jolie bicyclette bleue… avec quelques années et kilos en moins. Depuis ce matin je cherche désespérément cette photo dans mon disque dur externe. J’espère ne pas l’avoir virée par inadvertance… non non, pas possible, un jour je vais la retrouver. J’avoue que parfois sont classées des photos là où elles ne devraient pas être, tout espoir n’est donc pas perdu.

Cette photo date d’un merveilleux jour de fin d’été. Un tout doux après-midi, mélancolique à souhait avec la lumière qui déjà n’est plus la même, les feuilles des arbres qui commencent à joliment se colorer,  la terre encore chaude et le petit vent agréable.

Me voilà donc partie en direction de la montagne, short et tee-shirt blancs,  destination la maison haut perchée de ma cousine. Dernière ligne droite avant d'attaquer la côte, à une trentaine de mètres de moi deux charmants messieurs cyclistes, je vais bientôt les croiser. En roulant ils parlent assez fort et j’écoute, ravie, l’un d’eux dire à son compagnon, en parlant de moi, évidemment ! « Regarde qui vient en face de nous, tu ne crois pas que c’est une des seules raisons d’aimer le vélo ? » On se croise, on se fait un large et beau sourire et chacun poursuit sa route.

Motivée pour la grande côte qui m’attend ! Quand je vous dis que je sais et veux voir la beauté dans la moindre parcelle de vie, profiter de l’instant présent !

Mais nom d’une pipe en bois, faut que je la retrouve cette photo ! Dussé-je y passer ma vie la nuit  encore quelques instants, elle me tombera bien devant les yeux  ! En attendant, j’ai retrouvé une photo de ma bicyclette sans moi et puis une autre photo de bicyclette que j'aurais bien voulu voler emprunter. 

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cimg9678_ret J'adore le vélo !

 

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11 novembre 2019

Toilette

Les lundis du Goût

 LEGOUT

Degas est exposé à l’Opéra.
Bien qu’avant je doive aller au musée du Luxembourg voir l’exposition sur les peintres anglais, je ne résiste pas à anticiper le plaisir que me causent les toiles de Degas.
Dites moi ce que vous inspire cette « Femme essuyant son pied », un des nombreux nus de « femme à sa toilette » de Degas, à croire qu’il passait sa vie dans une salle de bain qui n’était pas la sienne.
Je sais bien que vous préféreriez que ce soit une femme qui vous présente ce genre d’œuvre et vous demande ce que vous en pensez.
Hélas, lectrices chéries, il se trouve que je ne suis pas une femme.
Mais j’ai toujours trouvé que les femmes étant les choses les plus magnifiques que la nature a créées je pouvais vous le demander.
N’en déduisez pas que je ne pense qu’à « ça ».
Bon, j’y pense aussi mais pas en classe.

La semaine dernière j’ai décidé de faire une pause (c’est souvent… mais pas fréquent que je l’annonce). Une pause pour pouvoir aller vadrouiller au vent léger tout fou de l’automne, au soleil dans le brouillard des matins frais, au milieu de la nature rouge et or.

De retour chez moi, après avoir vaqué à diverses occupations, un peu de ménage, tri du courrier de trois semaines, quelques dossiers à compléter, remplir le frigo, aller visiter le petit univers qui m’a manqué… après tout ça me voilà d’attaque… sauf que depuis deux jours je suis bloquée au niveau des lombaires.

C’est bien la peine d’avoir passé trois semaines dans les baignoires à jets très chauds, dans la piscine à remous massants, enrubannée dans des kilos de boue chaude et bienfaisante, enfermée dans une boîte diffusant une vapeur à trente-huit degrés… pour en arriver là !

Et pour en arriver au devoir de notre cher Goût…

Je n’aime pas trop ce tableau montrant une dame faisant sa toilette. C’est du domaine de l’intime. Et j’imagine alors le modèle qui a dû poser ainsi. A moins que le tableau ait été réalisé de mémoire, bof… Non ça ne me plaît pas. Il y a de beaux tableaux de nus mais celui-là, je le trouve ni fin ni élégant.

Quant à moi, je vais de ce pas très lent et très hésitant, tenter de me doucher. Cela m’étonnerait qu’au séchage je me retrouve dans cette position sous peine de rester coincée la journée, la vie entière !

Entre mes douleurs cervicales et lombaires, je me demande si je ne vais pas finir en fauteuil… ceci dit, il faut bien finir un jour n’est-ce-pas… et il serait étonnant que ce soit sur une piste de danse !

Mais si mais si, j’ai le moral ! Mais quand même, c'est pas l'pied !

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05 novembre 2019

Pause

Avant que la neige ne recouvre le paysage, je m'en vais profiter de la magnificence de la nature, de l’automne flamboyant, de l’odeur de terre humide. Je vais fouler les tapis de feuilles mortes à la recherche de quelques champignons. Et aussi retrouver mes enfants, mes petits-enfants, mes amis, mes voisins, mes précieux, tous ceux pour qui je vis et qui m’aident à vivre.

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04 novembre 2019

Délabrement

Les lundis du Goût

LEGOUT

À vous, elle vous dit quelque chose, cette toile de Matteo Massagrande ?
Parce qu’à moi elle rappelle quelque chose.
Quelque chose de lointain mais bien gravé dans la mémoire…
Vous nous le raconterez lundi ?
Ce sera la rentrée.

 

Oh oui cher Goût… euh pardon, Maître, bien sûr qu’elle me dit quelque chose cette toile. Une fois de plus, tu me plonges dans mes souvenirs, décidément tu as le chic !

C’était le 1er octobre 1971, je quittais mon bourbonnais natal pour venir vivre dans la charmante ville que je n’ai pas quittée depuis. Enfin si, lors de mon mariage je suis passée de la rive dauphinoise à la rive savoyarde. Ma sœur et son chéri de l’époque avaient l’importante mission de déposer la belle jeune fille (oui parfaitement !) de dix-neuf ans que j’étais chez mes grands-parents paternels. En attendant que mes parents organisent leur déménagement. Mon père était savoyard et avait décidé un retour aux sources. Ce n’est pas le sujet du billet, aussi je ne me lancerai pas dans la longue histoire du pourquoi et du comment. Fin de la parenthèse.

En ce bel automne donc, pas d’autoroute. Nationale 6. Une fois passée la grande ville de Lyon,  nous traversons de jolis villages et commençons d’apercevoir les montagnes alpines, sous le regard émerveillé que je garde encore.

Après plusieurs heures de voiture, enfin, le panneau de ma future ville ! Et là, horreur malheur ! Une rue très pentue, grise, triste, bordée de maisons mal entretenues, voire délabrées. Et tout en bas, un rétrécissement sombre et angoissant mais ô merveille, un signe de vie, une boulangerie… tout aussi triste que le reste des habitations. Et un bistrot.

J’ai tempêté que je ne voulais pas vivre là. J’aurais été aventureuse, j’aurais sauté de la voiture en marche, serais partie en stop, ailleurs, n’importe où mais ailleurs !

Depuis, ces lieux ont été nettement réhabilités, de vieilles masures ont été détruites pour laisser place à des parkings, le bistrot a été rasé, laissant place à un grand parking et un bel immeuble. Certaines maisons ont été joliment restaurées et repeintes en couleurs vives.

Dernièrement, en montant ce faubourg pour visiter une personne hospitalisée, j’ai repéré une ruine tenant encore debout par je ne sais quel miracle. Quand je serai de retour chez moi j’irai la photographier.

Sinon ma ville est bien jolie, entourée de moyennes montagnes et un peu plus loin des massifs de Chartreuse que mon regard ne se lasse de caresser avec le même émerveillement qu’il y a quarante-huit ans !

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27 octobre 2019

Aix-les-Bains

Comme chacun le sait, ou pas, je suis en cure thermale dans la belle et touristique ville d’Aix-les-Bains. Mes soins se passant le matin, j’ai tout le loisir de découvrir ce magnifique lieu que je connais assez mal bien qu’habitant pas très loin. Chaque matin, pour me rendre aux thermes, je traverse le parc aux arbres centenaires. Ils ont vu déambuler la reine Victoria, figure emblématique de l’histoire de la cité thermale. C’est maintenant moi qui la remplace, mais contrairement à elle, les frivolités ne sont pas ma tasse de thé !

 1Le Grand Hôtel, non loin du Casino,  qui a connu de belles et glorieuses heures à une époque révolue, du moins à Aix-les-Bains. Aujourd’hui des appartements privés et quelques médecins y sont installés.

 

 

2Le devant du Casino Grand Cercle. Difficile de prendre une photo de face, il y avait affluence en ce samedi après-midi. Il m’a fallu attendre un moment pour obtenir un cliché vide de touristes.

 

 

3Le hall du Casino où mes amis Edith et Marc m’ont traînée… Enfin, traînée n’est pas le mot exact, n’imaginez pas une scène épouvantable où ils m’auraient chopée chacun par un bras et forcée à avancer tandis que je hurlais que je ne voulais pas ! Non, en fait je n’osais pas y entrer seule. Edith m’a dit «allez, on va dans la salle des jeux», j’avoue que je ne me sentais pas à l’aise. Pas mal de joueurs, surtout des femmes ! Photos interdites dans cet espace.

 

 

4La brasserie du Casino

 

 

5Aix-les-Bains, bordée par le lac du Bourget et lovée entre les montagnes, d’un côté le Revard

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Et de l’autre la Dent du Chat

 

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8Mon studio, parfois en cafouillon comme dirait ma copine !

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