Pralinensavoie... et parfois ailleurs

10 novembre 2018

Auprès de mon lac...

... je vis très heureuse

P1170895

P1170898Mais c'est mon "petit" lac, celui tout près de chez moi, où il n'y a pas de voitures qui vous frôlent et troublent votre silence.

P1170902

P1170905Festival d'or et de bleu et de reflets magnifiques

P1170914Au loin, la Chartreuse

P1170917

Posté par Prali à 11:21 - Commentaires [22] - Permalien [#]


05 novembre 2018

Une longue existence

Les lundis de Lakevio

lakevio

Norman Rockwell

Les sourires peuvent cacher bien des choses

ou révéler d'heureux ou surprenants moments...

A quoi (à qui) pense donc Anna ?

A qui  (à quoi) pense donc Edmond ?

 Je suis sûre que vous savez.

Vous partagerez leurs pensées, lundi !

 

Anna a un bon et doux sourire, c’est mon arrière-grand-mère  -du côté de ma maman-, elle regarde gentiment Edmond. Lui, je l’ai très peu connu, à sa mort j’avais environ six ans.

A cet instant où le photographe immortalise leur demi-siècle de mariage, Anna est songeuse, elle retrace un parcours jalonné de bons et mauvais moments… la vie quoi…  leur mariage, la naissance de leurs six enfants, la guerre et ses difficultés, la rude vie campagnarde. Anna l’aime son homme, pourtant qu’est-ce qu’il lui en a fait voir ! Oh pas méchant pour deux sous, juste un peu insouciant, surtout quand il avait bu un canon de trop ! Elle repense notamment à ce fameux retour de foire. Edmond avait vendu toutes les volailles, à un bon prix. Heureux, il avait copieusement fêté l’évènement au bistrot du village. De tournée en tournée avec les uns et les autres, il n’en était pas sorti tout frais l’Edmond ! Incapable de diriger la jument, il s’était écroulé dans le premier fossé en vue. La jument était rentrée seule à la ferme, pas d’Edmond dans la carriole. Anna se souvient de l’inquiétude ressentie et avait finalement retrouvé son Edmond, profondément endormi, ronflant bruyamment  au milieu des ronces et des orties.  Anna resta cependant indulgente malgré quelques coups de canif dans le contrat, comme on dit… c’est qu’il était –et est encore- très bel homme… la Léontine, cette bavarde, avait raconté… tandis qu’Anna s’occupait des enfants, l’Edmond ne s’était pas ennuyé à la foire de la saint Martin où il servait le vin chaud… et puis une autre fois encore, mais Anna ne s’attarde pas sur ces évènements, elle regarde intensément son amour, c’était un bon papa, toujours prêt à enseigner aux enfants la fabrication des paniers d’osier, à les emmener à la cueillette des fruits, à leur apprendre la nature, le respect, la politesse. Ajustant délicatement et tendrement une petite branche de lilas à la boutonnière d’Edmond, Anna sait depuis toujours qu’elle n’aurait jamais épousé meilleur homme.

 

 Edmond regarde tendrement son épouse.

Comme tu es belle, pense-t-il avec l’envie soudaine de la serrer dans ses bras. Tes cheveux ont blanchi mais sont si épais et sentent si bon que j’aime toujours y enfouir mon visage. Je n’ai pas été un mari exemplaire mais à chaque fois tu as su me ramener à toi. Non seulement tu es belle mais tu es forte et courageuse, douce et déterminée. La guerre m’a emporté au loin, d’interminables mois durant et j’ai tremblé pour toi, pour nos enfants, pour notre vie. Toi aussi tu avais la peur au ventre, tu pleurais le soir seule dans le lit lorsque les enfants dormaient. Et tout au long des jours, tu assumais la maison, les enfants, la ferme, sans jamais te plaindre. Les rares lettres que je recevais de toi n’étaient que mots d’amour et d’espérance. Tu me racontais votre difficile quotidien mais sans jamais baisser les bras. Je n’oublierai pas ton acte héroïque de parcourir en vélo le trajet Moulins-Clermont Ferrand pour deux kilos de farine !* Tu es mon héroïne, oui ! Je t’aime comme au premier jour, et même plus encore, mieux encore !

 * L’anecdote est réelle, une de mes tantes a fait ce trajet, dans les conditions déplorables que l’on peut imaginer en période de guerre.

 

 

Posté par Prali à 07:00 - Commentaires [49] - Permalien [#]

29 octobre 2018

Ecole buissonnière

P1170847Ma chère Lakevio, pas de devoir cette semaine encore ! Mais non, je ne t’abandonne pas, ne prends pas cet air dépité, si si je vois bien ta petite mine tristounette. Pas d’inspiration car bien occupée par trois têtes brunes et une tête blonde (ouf, on n’était pas loin de se dire  qu’il y a trop de bruns dans cette famille).

p1130216

p1140244 Allez, en consolation, je t’offre –ainsi qu’à tous mes chers fidèles-   quelques clichés de l’automne flamboyant sur l’abbaye de la Grande Chartreuse. Je sais que ces photos te feront grand plaisir. C’était avant les chutes de neige annoncées ces jours-ci.

 p1140251p1140267

Posté par Prali à 18:36 - Commentaires [28] - Permalien [#]

15 octobre 2018

Rions sous la pluie

Les lundis de Lakevio

 lakevio

Dessin de Coby Whitmore

Détournement d'image

Un autre petit jeu : changez l'histoire. Non, elle n'a pas reconnu son mari ou son amant avec une autre. Saurez-vous donner un regard différent sur ce qui paraît évident ?

 Scenari à lire, lundi !

 

Mais qu’est-ce qu’elle a cette bécasse, avec sa voix de crécelle et son rire hystérique ? Et lui, grand dadais, il s'esclaffe tout pareil. Il ferait mieux de s’appliquer à l’abriter un peu mieux ! Ce sera moins drôle et surtout moins glamour quand elle va s'écrouler sur le siège de la voiture, que ses jolis cheveux blonds sur son front ruisselant vont ressembler à une lavette et son élégant tailleur bleu à une serpillère. Même que si ça se trouve, dans la course, elle aura perdu un talon de ses fins escarpins ! Bah je suis bien mieux lotie avec ma gentille Gipsy, au moins je ne serai jamais déçue avec elle… mais quand même ce gars, comme il est craquant ! Jalouse, moi ? Nooooon !

 

Posté par Prali à 06:10 - Commentaires [38] - Permalien [#]

08 octobre 2018

Mémoires d'un Ane

Les lundis de Lakevio

lakevio

/.../ Ma petite maîtresse m'aimait beaucoup ; elle me soignait, me caressait. Quand il faisait mauvais et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans mon écurie ; elle m'apportait du pain, de l'herbe fraîche, des feuilles de salade, des carottes; elle restait avec moi longtemps, bien longtemps; elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas; elle me contait ses petits chagrins, quelquefois elle pleurait. /.../

Voici un court texte de quelques lignes. (Vous aurez reconnu Les Mémoires d'un Ane de notre chère Comtesse de Ségur). Le jeu sera d'en doubler le volume à l'aide d'adjectifs, d'adverbes et de propositions relatives ou subjonctives (qui, que, quoi, dont, où, lequel, duquel, avec laquelle, parce que, pour que, depuis que, pendant que, etc...) Rappelez-vous vos cours de grammaire ! Ben, quoi ? C'est la classe, ici !)

Exemple :

1) Un lapin bondissait sur le chemin quand le renard l'aperçut...

2) Un joli lapin roux bondissait sur le chemin, libre et allègre parce qu'il venait de se sauver du clapier de la ferme, quand, par un hasard malencontreux, le renard, qui cherchait depuis longtemps de quoi se mettre sous la dent, de ses yeux perçants l'aperçut...

Lecture des textes gonflés à bloc, lundi.

Oui, je sais, la maîtresse est gonflée !

 

/.../ Ma petite maîtresse m'aimait beaucoup, bien que moi, au début j’étais très méfiant parce qu’elle appartenait aux humains dont j’avais subi une maltraitance injustifiée ; elle s’en était alors aperçu et me soignait délicatement, me caressait avec cette infinie douceur qui, peu à peu, me fit reprendre confiance en l’humain. Quand il faisait mauvais, qu’une petite pluie fine et persistante envahissait le paysage et que nous ne pouvions pas sortir, fidèle et ponctuelle, elle venait me voir dans mon écurie ; comme j’étais encore endormi, elle entrait sans faire de bruit, elle m'apportait du pain, de ce bon pain dont j’étais friand et qui me faisait ouvrir les yeux et frémir les naseaux, de l'herbe fraîche encore toute perlée de la rosée du matin, des feuilles de salade dont regorgeait l’immense potager, des carottes tendres mais croquantes ; elle restait avec moi longtemps, bien longtemps, patiente et attentive pendant que je dégustais le festin qu’elle m’avait apporté ; elle me parlait, parfois doucement puis soudain plus fort, croyant que je ne la comprenais pas ; parce qu’elle n’avait que moi pour confident, elle me contait ses petits et surtout gros chagrins, elle se sentait tellement malheureuse dans ce milieu inconnu et rude où l’assistance publique l’avait placée ; quelquefois elle pleurait, je sentais bien qu’elle avait besoin de moi, de ma douce présence, et je la comprenais fort bien,  alors je posais mes naseaux tout chauds contre sa joue humide. /.../   

 

 

 

Posté par Prali à 08:47 - Commentaires [40] - Permalien [#]


28 septembre 2018

Balade aveyronnaise

P1170381Saint Guilhem le Désert, magnifique village médiéval

P1170503

P1170553Autre village entouré de remparts, La Couvertoirade, un autre monde

P1170595Le viaduc de Millau, majestueux

P1170625

P1170628Les hauts plateaux du Larzac

Posté par Prali à 20:23 - Commentaires [34] - Permalien [#]

19 septembre 2018

Balades en montagne

Heureusement que notre chère Lakevio est là pour provoquer –un peu- ma présence ici… et encore, quand je ne fais pas l’école buissonnière. Ce qui ne manquera pas d’arriver de nouveau le week-end à venir où je retourne en Auvergne. Je ne suis pas certaine d'assurer ma page d'écriture de fin de semaine. C'est donc mon petit mot d'excuse, pardon maîtresse !  Et ce ne sera pas fini, je pars et reviens trois fois jusqu’au 7 octobre !

Voilà, c’est pour vous dire de ne pas vous inquiéter, je vais bien, tout va bien. Je continuerai bien sûr à vous lire.

Pour vous faire un peu patienter, je vous offre quelques photos d’Auvergne et de Chartreuse.

P1170189Au sommet du Puy-de-Dôme, les moutons ont le pied montagnard !

P1170249Le Panoramique des Dômes, train à crémaillère qui conduit au sommet du Puy-de-Dôme

 

P1170363Samedi dernier, j'ai emmené mes amis vosgiens au monastère de la Grande Chartreuse

P1170365 (2)

Posté par Prali à 17:02 - Commentaires [25] - Permalien [#]

17 septembre 2018

La belle inconnue

Les lundis de Lakevio

lakevio

  Eliane Marque - Eve

Peinture en émotions - Maintenant, les mots pour les dire...

Portrait de la Nouvelle Eve, lundi !

 

C’est une belle jeune femme mais comme je ne la connais pas personnellement je ne peux en dire grand-chose. Je ne sais d’elle que ce que je vois quotidiennement. Elle passe tous les matins dans ma rue, à heure précise. Sans doute se rend-elle à son travail, mais lequel ? Elle est très élégante, ses vêtements, qui semblent de bonne facture, lui donnent cet air de dame aisée. Aucun maquillage, elle est belle naturellement. Alors j’imagine, je suppose… je verrais bien une jeune et dynamique cheffe d’entreprise, ou la DRH d’une société florissante. Son beau regard bleu, doux et perçant à la fois, est sans doute une arme efficace dans les prises de décisions…

J’entre dans la boulangerie au moment où elle en sort. La vendeuse hoche la tête en la regardant s’éloigner. Devant mon air interrogateur et surpris, j’ai droit à quelques confidences. La belle dame s’appelle Amandine, elle appartient à la société huppée de la ville mais a renoncé au bien-être, à l’aisance, à l’oisiveté. Tous les matins elle va rejoindre une association qui aide, aime et protège les sans domiciles fixes.

J’en conclus évidemment qu’il ne faut jamais juger ni même évaluer autrui d’après le paraître.

L’habit ne fait pas le moine !

 

 

 

Posté par Prali à 07:00 - Commentaires [39] - Permalien [#]

10 septembre 2018

Balade en Auvergne

Les lundis de Lakevio

 lakevio

 Tableau de René Snyman

Voici le tableau à trois personnages. Vous devez entrer dans les pensées de chacune d'elles et nous les faire connaître, évidemment !

 Madame Irma sera là... lundi !

Madame Irma Chère Maîtresse Lakevio, ton devoir de la semaine ne m’inspire pas des masses. Et puis je suis encore un peu en vacances. Ces trois jeunes filles sont magnifiques et je pense que tes rares mais néanmoins doués élèves masculins sauront donner de savoureuses réflexions à ces belles alanguies. Peut-être aurais-je été plus inspirée par de beaux costauds… enfin bref, ne m’en veux pas mais je connais ton indulgence et ta bienveillance.

Ah ben tiens à propos de beaux garçons, je vais te/vous raconter une anecdote. Mathilde et moi sommes montées au Puy-de-Dôme la semaine dernière. D’abord en navette depuis Royat jusqu’à la gare du train « Panoramique des Dômes » qui nous mena au sommet. Là-haut nous avons marché deux heures, une splendeur que cette chaîne des Puys.

Nous sommes redescendues par le même petit train, mais voilà que l’on s’est gourées quant à l’heure de la navette… Il nous fallait attendre plus d’une heure et le soir et la fraîcheur descendaient…

Je dis à Mathilde y a pas à tortiller faut qu’on trouve quelqu’un qui accepte de nous ramener au port à l’hôtel… Seulement voilà, le parking est presque désert, quelques rares familles avec mômes sont sur le départ, pas de place pour nous j’imagine… J’avise un beau jeune homme (tant qu’à faire hein !) qui redescend du Puy-de-Dôme en courant. Je dis à Mathilde qu’il est sûrement motorisé. En effet je le vois se diriger vers sa voiture… Je ne lui saute pas dessus tout de suite, il fait un strip tease  il est en train de se changer de t-shirt. Avant d’avoir pu voir s’il avait le torse velu ou imberbe, le voilà vêtu d’un beau tee-shirt blanc qui fait ressortir son bronzage. Je l’accoste en lui demandant s’il descend sur Royat (une bonne dizaine de kms), il me dit que oui, voulez-vous bien nous y conduire, dis-je dans un sourire ultra bright. Il est OK, on monte, Mathilde à l’arrière, moi devant. On papote, de tout, de rien, il fait de la course à pied et du parapente. Je lui dis que j’osais à peine l’interpeler en le voyant se dévêtir… Il me répond que c’était pour mieux nous séduire ! Il nous dépose devant notre hôtel, au-revoir, merci infiniment… on n’a pas échangé nos 06 ou 07 ! Ah si j'avais eu trente ans...ah mais non, il serait à peine né !

P1170152

P1170160

 

 


Posté par Prali à 07:00 - Commentaires [33] - Permalien [#]

03 septembre 2018

Rêveries

Les lundis de Lakevio

lakevioBonjour, bonjour !

Bienvenue à l'atelier ; c'est la rentrée !

Pour commencer, un retour tout doux en poésie.

Comme vous avez tous bien réussi votre année, nous passons en cours sup ! Et nous nous attaquons aux...

Rimes Croisées !

Je sais, je sais... Je vous entends soupirer !

Mais vous réussisez toujours à vous en tirer. Faites vous confiance ! La versification vous vient.

On s'essaie au "dizain" :

dix rimes où on devra alterner les rimes en AGE et en EL(LE)

Ce beau garçon, dans ce paysage !

Dans mes yeux une étincelle

Voyons Praline, à ton âge !

Je ne suis plus très belle

Pourtant pas toujours sage…

Pensées de sucre et de miel

Feraient bien des ravages

D’amour ou de fiel

Si différents sont nos rivages

Allons allons, retourne à ta vaisselle !

 

 

 

Posté par Prali à 14:43 - Commentaires [41] - Permalien [#]