Pralinensavoie... et parfois ailleurs

21 juillet 2016

En route pour Bonifacio

Avant de me lancer dans quatre jours festifs et bien remplis avec deux de mes petits-enfants, je vous entraîne vers Bonifacio. Je pense que ce sera l’avant-dernier billet corse, il me restera Ajaccio, dernière visite avant l’embarquement.

P1110019Des cochons en liberté. Endormis au soleil, même l'autocar les frôlant au passage ne les dérange pas.

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P1110042Par contre, dès que nous nous arrêtons et les approchons avec du pain que notre guide nous avait proposé de prendre, ils se précipitent. Il faut d'ailleurs faire très attention, ils peuvent se battre pour un morceau et nous bousculer. Ils sont impressionnants.

P1110045Ils sont de différentes couleurs et parmi eux quelques sangliers.

P1110137Et nous voici à Bonifacio, devant le fameux escalier du roi d'Aragon datant de 1420. Pas moins de 187 marches creusées dans la falaise.

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P1110100Quelques vues au gré des rues et ruelles.

P1110167La ville est juchée sur des falaises de calcaire blanc, les remparts qui l'entourent la font ressembler à un vaisseau géant.P1110121Nous prenons le large. Une grande balade qui aurait dû faire deux heures mais sera réduite à une heure seulement, tant la mer est agitée. Je suis courageuse, je veux connaître un tout petit peu ce que vivent les marins, aussi je reste sur le pont supérieur. Seule, tout le monde s'est retranché à l'abri. Photos impossibles, des vagues de quatre mètres de haut, je me cramponne au bastingage, je retiens mes lunettes et tente de mettre mon sac à l'abri sous mon kway pour le protéger des trombes d'eau qui me trempent jusqu'aux os. Je vois l'horizon... trois secondes après je suis au fond de l'eau. A chaque "descente" je suis soulevée de mon siège, mes doigts sont fortement crispés sur la rambarde. Parfois, la houle un peu plus forte semble vouloir casser le bateau qui craque et gémit, j'ai alors très peur mais ne peux plus bouger sans risque d'être projetée par-dessus bord. Lorsque nous faisons demi-tour dans une petite crique où règne un calme relatif, un des hommes de l'équipage vient me demander si tout va bien et si je souhaite descendre à l'abri. Je fais encore ma courageuse et lui dis que tout va bien en le remerciant. Encore une fois je n'en mène par large mais le retour se passe bien. Les amis ont beaucoup ri en me découvrant trempée comme une soupe, moi j'étais contente, surtout quand j'ai appris que deux personnes avaient été malades, les voir vomir tripes et boyaux aurait bien pu me contaminer, finalement j'étais bien là-haut !

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17 juillet 2016

Au coeur de la Corse

Quelques signes trouvés ça et là…

P1100945Un cœur

P1100955Le pèlerin fatigué se repose

P1100956Un animal prêt à dévorer sa proie

 

P1100965Et toujours des routes étroites et sinueuses

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Des villages perchés

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08 juillet 2016

Porto, les Calanques de Piana et la réserve de Scandola

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Le golfe de Porto, une vue depuis l’hôtel où nous avons passé deux nuits.

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La route en corniche surplombe un paysage fantastique. Les Calanches (Calanques) de Piana et la réserve naturelle de Scandola, un des sites les plus extraordinaires de Corse, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, majestueux et parfois menaçant.

 

 

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Ses magnifiques couleurs se détachent sur le bleu profond de la mer aux vagues rugissantes qui viennent se fracasser sur l’ocre des rochers.

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Les orgues de basalte rouge se précipitent dans la mer. Ces falaises, burinées par l’érosion de la mer et du vent, ont la réputation d’être l’œuvre du diable… moi je trouve que c’est diablement beau !

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04 juillet 2016

Bonnes vacances, maîtresse Lakevio !

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Albert marquet - Le grand olivier, proposé par Lakevio

Ce week-end a tellement été chargé en festivités et joyeusetés diverses et variées que je n’ai pas pris le temps de réfléchir au devoir de notre chère Lakevio. (Pourtant, oh dites, c’est que j’ai pas envie de redoubler, moi !)

Mais en revenant de la fête médiévale, j’étais heureuse. Tout en conduisant, lentement et sans stress, je revivais mon après-midi. J’ai rencontré des gens adorables, j’ai félicité de tout petits enfants qui gravissaient courageusement la côte qui mène au site, j’ai caressé des chiens, j’ai bu du café en contemplant le somptueux cadre de montagnes et végétation luxuriante, j’ai senti le parfum des roses, j’ai marché au soleil qui a joliment coloré ma peau. Et, comme un flash j’ai eu devant les yeux l’aquarelle proposée par Lakevio. J’ai alors imaginé une petite histoire sur ce joli banc niché dans la verdure…

 

Matin et soir, j’emprunte cette petite ruelle ombragée et fleurie. Je sors ma chienne, enfin c’est plutôt elle qui me sort, en effet elle tire comme une furie sur sa laisse, et puis il est certain que sans elle je ne sortirais pas beaucoup. Je suis un peu timide, farouche, sauvage, ou paresseuse… appelez ça comme vous voulez. Bref, il n’y a qu’en arrivant devant ce banc qu’elle ralentit la cadence. Un monsieur est assis là, son chien couché à ses pieds. Les deux animaux se regardent, sans parler japper, l’une continuant sa route, l’autre immobile aux pieds de son maître. Ce petit rituel a duré des mois. Histoire sans paroles. Un soir ma petite compagne à quatre pattes s’est arrêtée devant le banc. Il y eut échange de bisous sur truffe chaude. (Non non et non, les bipèdes n’ont pas fait de même, d’abord nous on n’a pas une truffe, voulez-vous bien avoir deux sous de romantisme ! j’anticipe là, je vous connais trop). Ainsi fut prise l’habitude de se retrouver sur le banc à l'ombre de l'olivier centenaire (ah comme il a dû en voir et entendre de jolies histoires !), de papoter, de refaire le monde, d’échafauder un ou deux projets, de faire quelques rêves, éveillés. Mais vous n’aurez pas plus de détails, il se fait tard et j’ai sommeil, ce soir la fête est finie, j’ai besoin de me reposer, je vais m’endormir avec le sourire en revoyant les personnes qui m’ont fait rêver… ah si, une dernière chose, le banc est désormais désert, on s’est mariés, entre deux témoins : son chien et le mien. I have a dream !

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29 juin 2016

Calvi et les vieux villages de la Balagne

P1030191Majestueuse Calvi, ses jolies couleurs ocre se détachent sur le bleu profond de la mer et du ciel. Elle semble invulnérable aux assauts de la mer et aux vents parfois violents.

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P1100776Nous traversons les vieux villages de la Balagne qui sont d’authentiques joyaux du patrimoine corse.

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P1100855De jolies ruelles pentues et pavées ou empierrées,  il ne faut pas s’aviser à se chausser de talons aiguille.

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21 juin 2016

Le Cap Corse et le désert des Agriates

Il serait enfin temps que je vous emmène sur l’Ile de Beauté, depuis un mois que j’en suis revenue ! 

Nous débarquons à Bastia où notre guide nous prend en charge. Elle restera avec nous toute la semaine, se montrera rigolote mais très enrichissante en explications. Une Corse pure et dure qui fait partie de ceux qui n’hésitent pas à faire justice eux-mêmes… et je crois qu’ils sont nombreux. Le fusil semble faire partie d’un accessoire précieux et nécessaire dans leur maison.

Nous prenons la direction du Cap Corse sous un ciel d’encre qui ne tardera pas à déverser des trombes d’eau sur le paysage aux côtes très découpées. Nous traversons de charmants villages que la météo ne nous permet pas de visiter : Erbalunga, Luri, Pino, Nonza et sa magnifique tour.

 

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J’ai volontairement omis de mentionner le village de Canari. En Corse tout est beau, ou presque. Dans ce village se trouve l’ancienne usine Eternit dont l’amiante continue, cinquante après la fermeture des locaux, à faire peser un grand danger pour l’environnement. Le lien suivant donne toutes précisions sur cette dangereuse friche industrielle.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/02/50-ans-apres-sa-fermeture-l-usine-d-amiante-de-corse-reste-un-probleme-insoluble_4743781_3244.html

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La plage de Nonza, dite « plage d’amiante » ne présenterait aucun danger pour l’homme. Elle est néanmoins peu fréquentée, on peut le comprendre !

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Désert fleuri

6La pluie nous prive de l’arrêt à Saint Florent, petit Saint Tropez de la Corse et nous entamons la traversée du désert des Agriates.

 5 Nous descendons jusqu’à Algajola avant de remonter à l’Ile Rousse pour notre première nuit.

 

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20 juin 2016

Mariage

Proposé par Lakevio, un tableau de Harry Anderson.

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Sans bruit, Alice s’est faufilée parmi les invités. Elle a appris par sa copine Léonie, témoin de la mariée, que les demoiselles d’honneur porteraient une longue robe rose. Les deux jeunes filles sont des copines communes à la jeune épousée qui ne connaît pas Alice.

Par contre, le marié... Alice en est tombée amoureuse voici plus d’un an. En se rendant à pied à son travail, tous les matins elle a croisé le sympathique jeune homme. Tous les matins ils se sont salué, se sont souri. Un jour, un peu plus hardie que d’habitude, elle s’est arrêtée devant lui et a engagé la conversation. Banale au début. Puis un peu plus intime. Ainsi fut prise l’habitude. Chaque jour. Pluie, vent ou soleil brûlant, quelques instants de bonheur sont venus égayer les journées d’Alice, petit oiseau perdu, privée de ses parents morts récemment dans un accident de la route. Mais voilà, Bertrand est fiancé. Bien conscient des sentiments qu’il suscite, de la douleur et de la déception qu’il infligera à la jeune fille, il prit son courage à deux mains pour lui annoncer son prochain mariage.

Nous venions, Alice et moi, d’entrer dans la vie professionnelle. C’était en 1971. Elle était ma voisine de chambre au foyer de jeunes travailleuses, au 60 rue de Bourgogne à Moulins. En rentrant le soir elle me racontait son petit papotage avec Bertrand. Elle redevenait heureuse, pétillante, joyeuse. J’en soupirais d’aise.

Ce soir-là elle rentra en pleurs. Elle s’écroula sur son lit, inconsolable et entre deux sanglots m’annonça le mariage de Bertrand. Je ne sus que dire pour l’apaiser, je ne pus que l’écouter et lui tenir la main. Elle ne dormit pas de la nuit et partit travailler le lendemain les yeux rougis et le visage boursouflé. Je n’étais pas en meilleure forme !  Et ainsi pendant un mois, des larmes, des nuits blanches, des idées suicidaires. Jusqu’au mariage où je ne pus la dissuader de se rendre tant le risque était grand de se blesser plus encore mais surtout de perturber une si belle fête.

Comme un automate, comme si plus aucune réaction humaine ne l’habitait, elle vêtit sa jolie robe rose. Durant la cérémonie elle se cacha derrière un pilier au fond de l’église et s’enfuit avant la fin de la célébration. A l’heure du dessert, elle réapparut dans le grand parc où la fête battait son plein. Les jeunes mariés découpaient le gâteau en riant. Alice se tint en retrait, partagée entre l’envie folle d’aller embrasser une dernière fois son amour et celle de se sauver et de crier sa douleur loin des flonflons. Elle tourna les talons et regagna la petite chambre du foyer.

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C’est une histoire vécue, surgie de mes souvenirs, comme souvent lorsque que je vois un mariage. J’ai juste romancé la présence au mariage. Alice est seulement allée devant l’église, en pleurs, et m’a dit avoir envoyé un baiser à Bertrand. Elle ne portait pas de robe rose.

Début septembre je quittais le foyer, mon contrat saisonnier était terminé. Le lendemain je prenais la route pour la Savoie où une nouvelle vie m’attendait (mon père venait de trouver un emploi sur sa terre natale, nous quittions le Bourbonnais). Je n’ai jamais su ce qu’était devenue Alice. Je me le demande parfois. Tant de souffrance, à peine imaginable ! Moi qui n’avais pas encore connu le grand amour, heureusement que j’étais de nature optimiste, sinon c'était un coup à entrer au Carmel ! En tout cas cet évènement m’a profondément marquée, je ne l’ai jamais oublié.

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13 juin 2016

Chat alors !

Le devoir pour Madame Lakevio. Tableau de Nikolai Kornilievich Bodarevsky - Femme allongée avec un chat

 

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Voilà t’y pas que la belle Marjolaine est complètement tourneboulée, au point de dialoguer avec son chat, de lui parler et d’en attendre une réponse. Elle vient de passer une nuit d’amour avec Max, des heures délicieuses de tendresse, de sensualité, de fougue aussi. Il faut dire qu’elle s’était donné la peine de se rendre désirable et elle le fut. Long déshabillé en soie orné de petits nœuds coquins, la transparence de l’étoffe laissant apparaître sa nudité et ses courbes parfaites. Petits seins fermes, cuisses et jambes galbées, taille fine, chevelure abondante sur peau douce et laiteuse, ah oui plus désirable ça n’existe pas, même et surtout pas chez les mannequins anorexiques que Max a l’habitude de côtoyer… et qui ne le font pas du tout bander ! Alors que là… waouh quelle nuit !

Max est chasseur de têtes dans le mannequinat, Marjolaine cherchait un casting pour arrondir ses fins de mois difficiles. Le contact fut aisé, tout d’abord virtuel. Au fil des mots et des jours, la rencontre s’imposa, un sentiment tout autre que professionnel s’était installé, du moins chez la naïve Marjolaine.

"Alors Bigoudi, mon chat, mon fidèle compagnon, mon confident, comment trouves-tu mon beau Max ? Tu sais, il va me rendre heureuse, j’en ai la certitude. Oh bien sûr, tu ne peux me répondre, suis-je sotte, mais une femme amoureuse n’est-elle pas toujours un peu sotte ?"

Bigoudi ne ronronne pas, ne se frotte pas contre les jambes de Marjolaine comme à son habitude, Bigoudi a un instinct félin. Il n’aime pas Max. Il ne veut pas que Marjolaine s’aliène à cet individu qui ne la rendra pas heureuse. Il se jette sur Marjolaine et, de ses griffes acérées, lui laboure le visage. Elle sera défigurée, pas trop, juste le temps qu’elle se rende compte que les griffes de cet homme sont bien plus dangereuses que les siennes. Marjolaine ne sera pas le joujou d’hommes friqués en quête de chair fraîche...et en ce moment ils sont légion.

 

 

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09 juin 2016

Corse, départ imminent

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P1100591Nous sommes arrivés à Marseille en fin d’après-midi d’où nous embarquerons à dix-huit heures.

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P1100610Beau temps, mer calme, la Bonne Mère de son œil protecteur regarde le bateau quitter lentement le port.

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Nous restons longtemps sur le pont supérieur à contempler le magnifique coucher de soleil qui flamboie sur le Continent. Repas agréable, parties de cartes jusqu’à une heure avancée de la nuit et nous regagnons nos cabines. Bercés par le tangage nous passons une bonne (mais courte) nuit jusqu’à ce que la voix charmante au délicieux accent italien du commandant de bord nous réveille, il est six heures, nous accostons à Bastia.

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06 juin 2016

Petite fille modèle

Proposé par Lakevio, "La petite fille aux fleurs" tableau de Pauline Palmer

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Madeleine est mon prénom et ma sœur s’appelle Camille. La veinarde de chez veinarde a échappé à la séance de portrait. On nous dit « petites filles modèles » mais au fond on aimerait bien courir et se salir en jouant et faire des bêtises à notre guise. Ce qu’on aimerait, c’est avoir des habits ordinaires, on pourrait ainsi être de vraies souillons, sauter dans les flaques, se rouler dans le sable, que sais-je encore… Enfin bref, pour l’instant me voilà prisonnière, condamnée à ne pas bouger pendant des heures. Comme d’habitude, on m’a affublée d’une robe bleue pâle, col blanc fermé par un velours noir. On a coiffé avec grand soin ma longue chevelure blonde qu’un nœud blanc retient… moi j’aimerais bien avoir des mèches rebelles sur le front, ça ferait négligé, j’adorerais ! Et pour couronner le tout on m’a collé sur les genoux cet infame bouquet qui pue sa race. Oui ben quoi, tout le monde me croit polie, lisse, bien élevée, détrompez-vous m’sieurs dames, je fais semblant, je simule, lol !  Enfin bref, pour l’instant on me demande de sourire… ça fait des heures qu’on me demande de sourire et ce punaise de peintre du dimanche, de gribouilleur à deux balles n’arrête pas de dire que ça ne va pas, qu’il faut qu’il recommence, et gnagnagni et gnagnagna, alors il efface un œil, quel naze je parie qu’il me faisait loucher… une épaule à l’arrondi carré, pfff au secours y a-t-il quelqu’un pour me tirer de là !? Même pas, crénom ! Y m'énerve ce mec, je n'en peux plus, j'ai le feu aux joues, ne souris plus, rictus et œil mauvais, je vais craquer ! Ah mais une idée rigolote surgit, je vais balancer les fleurs sur ses palettes et ses pinceaux et son tableau alacon il ira le faire ailleurs… le ferrailleur, hahaha voilà t'y pas que je prends le fou-rire ! Allez, ça suffit maintenant, à trois j’y vais !

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