Pralinensavoie... et parfois ailleurs

03 avril 2020

Kidnapping à l'ancienne

Mon amie Juju sur son blog : « Je vous suggère donc pour entamer ce mois, d'écrire quelque chose de gai, distrayant, car égrener chaque jour le nombre des morts est trop flippant, anxiogène… »

C’est bien beau mais je ne sais pas si je vais tenir toute la durée du confinement !

 

Par un beau matin de juillet de l’an deux mil cinq, tout à coup ma rue s’anime. Bruits de voitures, voix d’hommes et de femmes. Curieuse, je me penche à la fenêtre, et là j’assiste à un défilé de voitures anciennes. La voiture «balai» s’arrête quelques instants devant chez moi. Le conducteur me salue, je réponds et engage une petite conversation :

-      C’est bien une Juva que vous conduisez ?

-      Oui une Juva 4…

-      Oh ! c’est dans une voiture comme ça que ma mère et moi sommes rentrées de la maternité !

-      Alors venez, on va vous baptiser !

Une réplique pareille, avec un de ces sourires ! Ça n’aurait pas été de refus, un beau brin d’homme… et beau brun, comme je les aime !

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02 avril 2020

Les bons conseils de Julie

Mon amie Juju sur son blog : « Je vous suggère donc pour entamer ce mois, d'écrire quelque chose de gai, distrayant, car égrener chaque jour le nombre des morts est trop flippant, anxiogène… »

Ainsi pour aujourd’hui j’arrête d’égrener mes souvenirs de vacances pour vous narrer en quelques mots la conversation que j’ai eue ce matin avec mon voisin préféré. Mais vraiment quelques mots car il ne faut pas tout écrire sur internet, on est fliqués, repérés, bientôt sanctionnés ? Brrrrr…

La conversation tournait donc justement sur la façon dont on est pistés. Avec nos cartes bancaires bien sûr et surtout sur les réseaux sociaux, les blogs, les appareils connectés, bref avec tout ce qui touche à nos moyens modernes de communication.

Je laissai parler mon cher voisin, d’habitude optimiste et joyeux, et quand il eut fini sa longue tirade, contemplant mélancoliquement le ciel bleu où brillait effrontément le soleil, je clôturai la conversation, laissant échapper d’une voix plaintive «Bon, je vais peut-être bien aller me suicider maintenant»… ce à quoi le bougre me répondit «Allez je t’offre la corde mais va vite remplir les documents du viager» ! Chameau va ! Me suicider, moi ? Mais non ! 

Comment ça mon billet n'est ni drôle ni distrayant !?

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01 avril 2020

Confinement, 16ème jour

10Vous me suivez ?  Aujourd'hui départ virtuel imminent pour la Sicile. C'était en juin 2017.

L'hôtel où j'ai séjourné deux semaines, Costa Verde à Cefalu.1

La plage privée de l'hôtel.2

A Cefalu.3

Sa plage9

Ses habitants... masculins !4

Visite de Palerme, de beaux monuments.7

Mais Palerme c'est aussi ça.8

 

Le bateau se dirige sur le Stromboli qui fume en permanence.5

Ginostra, petit village accroché aux pentes du volcan.6

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28 mars 2020

Confinement, 12ème jour

Vous me suivez ? départ virtuel imminent pour Rhodes. J'ai déjà publié des photos de ce voyage en 2015.

Vue de l’hôtel Blue Sea à Faliraki où j’ai passé deux merveilleuses semaines

De mon balcon1

 

A l’arrière des bâtiments (je logeais dans celui de gauche)2

 

En bord de mer à Rhodes, sans le colosse 3

Chapelle sur les hauteurs de Faliraki 4

L’Acropole de Lindos5

 

A Prassonnisi au sud de Rhodes, lieu de rencontre de la mer Méditerranée et de la mer Egée. La première est calme, la seconde un peu plus agitée. L’une est jonchée de déchets en tous genres, l’autre est propre et fait la joie des surfeurs.6

 

L’ile de Symi à une heure trente de bateau de Rhodes7

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26 mars 2020

Confinement, 10ème jour

Puisque confinement oblige –j’espère que vous êtes sages !- et risque de durer encore un bon moment,  je vais voyager, et vous embarquer avec moi, au travers de mes photos souvenir. Le cerisier de mes voisins est resplendissant, j’en ai déjà compté toutes les fleurs (il y en a 19 452), je vais donc aujourd’hui vous emmener sur la magnifique Ile de Beauté.

Mais avant, admirons le cerisier qui ravit mon regard au quotidien et le ciel azur que quelques petits nuages blancs décorent.

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Ben mes cochons, vous êtes bien grassouillets !

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Ce joli renard m’a émue avec son regard que je trouve triste. Nous avons été surpris de nous trouver presque nez à nez au détour du chemin. Petit jeu entre nous, il avançait vers moi, je reculais (petit jeu... petit jeu... en fait j’étais morte de trouille) ; j’avançais, c’est lui qui reculait. Le temps de deux photos et nous nous sommes quittés (enfin… c’est moi qui suis partie, à moitié rassurée mais heureuse).

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21 mars 2020

Des nouvelles du front

Pas d’autre choix en ce moment que de voyager, vadrouiller, se promener, dans sa tête et au travers des photos souvenir. Il n’est pas loin ce temps-là où j’arpentais les sentiers herbeux, montagneux, ensoleillés. Est-il loin le prochain temps ? Nul ne le sait, je l’espère le plus court possible mais en attendant ON RESTE CHEZ SOI ! J’ai la chance d’habiter dans une maison, pas isolée mais en campagne tout de même, d’avoir un jardinet et une belle et grande terrasse noyée de soleil où je peux me prélasser, rêvasser en regardant et écoutant les oiseaux du printemps qui pépient à qui mieux mieux et ne connaissent pas le confinement.

Nous avons la chance d’avoir à disposition les moyens modernes de communication, téléphone et internet. Je pense souvent à ma grand-mère maternelle qui fut veuve de bonne heure (au même âge que je le fus) et qui vivait isolée dans la campagne bourbonnaise, sans téléphone. Elle était devenue profondément taiseuse mais sans doute en souffrance.

La prémonition n’est pas mon truc mais je me dis que j’ai bien fait de réunir ma tribu aimée au complet le dernier dimanche de février !

Voilà, à part ça ( !) R.A.S. j’aurais beaucoup à faire, à l’intérieur comme à l’extérieur mais je n’ai pas un fol entrain. Il faut dire que je passe de nombreuses heures au téléphone, avec mes enfants et mes amis. J’ai entre autres, une amie avec laquelle je passe beaucoup de temps au téléphone, elle vit dans un immeuble assez mal famé, n’a aucun contact téléphonique et ne supporte pas le confinement. J’ai le moral pour deux, voire plus et j’espère résister ! Sur ce, je vais quand même m’occuper de ma maison, soyez forts et courageux, le bon temps reviendra et on appréciera de plus belle,  la vie et la liberté.

P1010928La cascade de Glandieu, en février

 

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Découverte, tout près de chez moi, de wallaby et daims, dans la propriété d'un particulier

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P1010944De jolis coq et poules, j'ai beaucoup pensé à mon amie Colette. Connaisseuse en matière de coq, saura-t-elle me dire la race de ces gallinacés ?

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P1010982Ma dernière sortie en Chartreuse

P1010988Quand te reverrai-je, pays merveilleux ?

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25 février 2020

Chartreuse de Portes (Ain)

Pas de boue cette fois-ci, une balade très agréable au soleil, température douce et ciel d’azur. Une jolie grimpette pour accéder au calvaire de Portes. Là-haut, vue extraordinaire sur la chaîne du Mont Blanc, des Belledonnes et de la Chartreuse. Envie de rester là, à contempler. Dans ma tête je fredonne «Est-ce la main de Dieu, est-ce la main de Diable, qui a tissé le ciel de ce beau matin-là…».

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Nous continuons notre balade jusqu’à l’entrée de la Chartreuse de Portes. Le site est beau mais austère.

4Le portail est ouvert mais normalement nous n’avons pas le droit de pénétrer en ces lieux. Mais je vous l’ai déjà dit, mes amis sont indisciplinés et dès qu’ils voient une interdiction, ils y vont, guillerets, sans souci, heureux, tranquilles.

5Je les suis, hésitante et m’arrêterai devant l’entrée des bâtiments. Bernard, resté avec moi, me dit «Les interdits, c’est leur adrénaline ! » J’ai bien aimé !

 

Nous redescendons et arrivons dans le joli village de Bénonces.

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Pour terminer avec humour, voici la caserne des pompiers… André remarque qu’il vaut mieux avoir une très bonne assurance contre l’incendie, regardant avec perplexité la grandeur du local mais surtout se questionnant de la façon dont peut sortir un véhicule… la fontaine se trouve juste devant la porte !

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18 février 2020

A l'assaut du Mont Grêle... enfin presque

Une fort belle randonnée en ce samedi ensoleillé. Qui n’avait pas trop bien commencé. Pour moi du moins. Quand vous partez en compagnie de ramasseurs de champignons, lesquels champignons se récoltent dans des endroits plutôt… inaccessibles, eh bien faut aimer le risque, l’aventure et ne pas avoir peur de salir ses godillots !

Marie me dit « On va essayer de trouver des hygrophores, c’est pas tout à fait le moment, mais il fait tellement doux… tu sais on ne marchera pas beaucoup». Ceci dit avec un air tellement rassurant, tellement convaincant que pour un peu j’aurais pu partir en tongues… mais connaissant les loustics, j’ai pris mes bâtons de marche et mes chaussures de rando. Bien m’en a pris ! Nous garons la voiture au pied du Mont Grêle et nous voilà partis… dans la boue. Délaissant le grand chemin caillouteux qui grimpe au sommet de la montagne, recherche de champignons oblige, nous empruntons une voie de débardage. Donc ornières profondes, boueuses, glissantes. On patauge, Marie et André trottent devant comme s’ils étaient sur un tapis de mousse, attirés sans doute par l’odeur des champignons qu’ils ne trouveront finalement pas. Bernard et moi sommes à la traîne. Il ne dit rien. Je commence à râler. J’ai rapidement les chaussures lourdes de boue collante et les pieds trempés. Je rouspète, disant qu’il vaudrait mieux faire demi-tour. Mais ils ne m’entendent pas, d’ailleurs ils ont disparu au détour du chemin. Je chougne même un peu. Ils ne voient ni n’entendent. Enfin au bout d’un moment je les rejoins, ils nous attendent. Je me ressaisis. André s’inquiète enfin «ça va Aline ?» et moi «mmm» d’une voix mourante à peine audible et la mine renfrognée. Les yeux baissés. Je boude.  Marie s’étonne «Mais enfin, tu as sillonné quasiment tous les sommets de Chartreuse et là rien ne va !»  «Oui ok mais jamais je n’ai emprunté de sentier de débardage de bois, et puis j’avais quelques années de moins et … kilos de moins». Allez, on continue, de toute façon on ne peut retourner, et puis soulagement : on ne reviendra pas par ce chemin !

On arrive enfin sur une portion propre, agréable… de courte durée car il va falloir maintenant passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire s’enfoncer dans la forêt où sont sensés pousser les champignons ! Et là, horreur malheur ! Pour atteindre le sentier dans la forêt, il faut grimper un raidillon de quelques mètres, presque vertical, boueux bien entendu. Une personne pousse un cri de désespoir, devinez qui ?! Mais ça ne sert à rien, faut y aller. Je confie mes bâtons à André et m’agrippe aux arbustes qui ont la bonne idée de se trouver là, après avoir vérifié qu’ils sont solides et ne vont pas m’envoyer dans le décor en se cassant.

Le sentier serpente dans la forêt, plutôt agréable. Les champignons ne sont pas au rendez-vous, je ris sous cape. Bien fait na ! Non, j’exagère un peu car bientôt nous débouchons sur le grand sentier de randonnée, encore quelques centaines de mètres et nous découvrons, à travers le rideau d’arbres, le lac d’Aiguebelette, notre beau lac émeraude. Et là je pardonne tout, je le clame, je ne regrette pas de me trouver là, j’oublie tout,  je suis heureuse comme une petite fille devant le sapin de Noël. A propos de sapin, le vent souffle là-haut, j’aime !

Bon, c’est pas tout ça mais il faut redescendre. Après un temps de repos, nous attaquons le large sentier. Très caillouteux. Il faut avoir en permanence les yeux rivés au sol pour ne pas chuter. Je pense à Mathilde et notre descente du Puy-de-Dôme, comme elle a dû en baver ! La descente n’est pas facile. Différente de l’ascension… Au bout d’un moment, j’ai mal à la hanche gauche, au genou droit et aux cervicales ! André me propose d’aller chercher la voiture. Je serre les dents et refuse. Quand on arrive à la voiture, je souris de nouveau. Et s’il était à refaire, je referais ce chemin. Y a pas à dire, la montagne ça vous gagne !

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12 février 2020

Chartreuse de Pierre-Châtel

2La chartreuse de Pierre-Châtel est une ancienne forteresse devenue un monastère fortifié au XIVème siècle, dont les vestiges se dressent sur la commune de Virignin (près de Yenne) dans le département de l'Ain. Elle a succédé à un ancien château fort du XIIIe siècle des comtes de Savoie, et le site fut de nouveau fortifié au XIXe siècle après le départ des chartreux. L'ensemble des bâtiments cartusiens, murs d'enceinte et de soutènement, tours, portes d'entrée, cours, anciens jardins et terrasses de l'ancienne chartreuse, y compris les vestiges du château comtal ainsi que les éléments de la fortification du XIXe siècle font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques. Le site est désormais une propriété privée.

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4De la roche

 

7Des grottes

 

5Des arbustes qui osent pousser dans le rocher

 

6Une vue époustouflante sur le Rhône, au loin sur la Dent du Chat

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05 février 2020

Un joli coin du Bugey

0Tandis qu’à leurs œuvres perverses que vers les stations de ski les hommes courent haletants hommes, femmes et enfants se ruent dirigent à la vitesse d’escargots se rendant à l’enterrement d’une feuille morte, je fais la découverte, tout près de chez moi, d’un  fort joli hameau bugiste. J’emploie le singulier mais vous savez bien que la peureuse que je suis ne part jamais seule dans la campagne profonde, parfois aussi austère que belle.

 

1Austère est cet endroit en bordure de chemin. On se croirait en forêt tropicale sèche. Voici ce qu’il reste des buis dévastés par la pyrale il y a deux ans. La mousse a envahi les branches mortes.

 

2Le hameau est si paisible que les gens que nous rencontrons ont l’air de vivre au ralenti. Nous échangeons quelques mots qui font du bien.

 

 3La montée est un peu raide, la contemplation des vieilles ruines du château nous permet de reprendre notre souffle avant de redescendre vers la civilisation.

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