Pralinensavoie... et parfois ailleurs

20 novembre 2017

La croisière s'amuse

Les lundis de Lakevio

lakevio

Ma chère Claudine,

Enfin je prends le temps de t’écrire pour te donner de mes nouvelles. Je n’ai pas une minute à moi et tu dois bien te demander pourquoi. C’est normal, tu n’es pas au courant des derniers évènements. Comme tu le sais, j’ai gagné à un concours de dessin cette croisière dans les îles grecques et ma mère a exigé que tante Noémie m’accompagne. Tu penses, me laisser partir seule sur un bateau était impensable. Un lieu de perdition, disait-elle exagérément ! Je m’apprêtais donc à mourir d’ennui, chaperonnée, que dis-je surveillée, épiée par cette vieille fille qui ne connaît rien à la vie, et surtout pas à la jeunesse. Je me voyais déjà passer des soirées scrabble, calfeutrées dans notre cabine. Mais voilà, depuis que nous avons embarqué, ma « garde du corps » est malade !  Elle vomit tripes et boyaux, se tord de douleur. Le médecin ne sait plus s’il s’agit du mal de mer, de gastro, d’appendicite. Mais la belle affaire pour moi, la voilà consignée dans la cabine, à ne pouvoir ni bouger, ni manger. Somnolente. Comateuse.

Au téléphone, ma mère me demande des nouvelles. «Tout va très bien maman, le voyage est sublime, la nourriture excellente, tante Noémie s’émerveille… Ah mais je ne t’entends plus, je crois que je n’ai plus de réseau, je dois couper, au-revoir maman, je t’embrasse fort ».

Ma chère Claudine, je te raconterai tout, je dois te quitter,  Louis m’attend sur le pont, j’ai juste le temps de revêtir ma jolie robe blanche en dentelle. Tu sais, celle que ma mère m’avait bien recommandé de ne porter que pour la soirée du commandant… J’ai bien l’impression que je ne rejoindrai pas tante Noémie cette nuit, de toute façon c’est à peine si elle s’aperçoit de ma présence.

 

 

Posté par Prali à 07:13 - Commentaires [35] - Permalien [#]


17 novembre 2017

Sicile (3) Palerme

1Palerme est une très belle ville

2

3Riche de beaux monuments

4

5

Non restaurés ou entretenus comme ils le mériteraient

6La saleté de certains quartiers m'a choquée, même les commerçants ne balaient le devant de leur porte

7Les budgets sont-ils utilisés tels qu'attribués ?...

8Epoustouflant de voir tous ces fils courant le long des façades

9Quantité de deux roues circulant à une allure folle dans toute la ville

10Un autre bâtiment, flottant celui-là, faisait escale

11

 

Posté par Prali à 10:46 - Commentaires [22] - Permalien [#]

13 novembre 2017

La petite maison dans la prairie

Les lundis de Lakevio

lakevio

C’est en 1982 que nous avons acheté une maison nichée au cœur de mon Bourbonnais natal. Notre petite maison dans la prairie, comme nous l’appellerons ensuite. Je n’avais pas connu une enfance heureuse et épanouie dans ce paysage presque plat dont la monotonie accentuait encore ma tristesse et mon ennui constants. Mais en faisant la connaissance de celui qui allait devenir mon mari, mon grand amour, j’ai longuement cheminé et pu enfin pardonner à mon père sans pour autant comprendre les raisons profondes de sa méchanceté. Daniel avait réussi à se faire aimer de lui et la vie prenait un heureux tournant. Mais revenons à la petite maison. Lorsqu’un beau jour, Maman nous annonça au téléphone que la propriété jouxtant la leur était à vendre, Daniel, sans même connaître le lieu, dit tout de suite et d’un ton sans réplique « on achète » ! Ainsi fut fait en deux temps trois mouvements. Une jolie maison entourée de quatre mille mètres carrés d’un terrain presqu’en friches. La maison quasi insalubre. Que de boulot à venir mais quel bonheur aussi ! Daniel, sans relâche, s’attaqua à restaurer et agrandir -cela dura plusieurs années- jusqu’à obtenir un nid douillet et confortable. Le pré avait pris allure de belle pelouse agrémentée de multiples arbres et arbustes et de massifs de fleurs multicolores. Les enfants couraient comme des petits fous dans le grand pré, jouaient à cache-cache dans les buissons, faisaient des galipettes jusqu’à la nuit tombante, envoyaient leur cerf-volant si haut dans le ciel qu’on ne voyait plus qu’un petit point noir balloté dans le vent chaud, faisaient du vélo, grimpaient aux arbres... L’été, le tuyau d’arrosage servait de douche, une douche tiède et délicieuse sous laquelle les enfants poussaient des cris stridents en réclamant encore et encore le jet bienfaisant. La douche rustique durait alors bien au-delà d’une simple toilette et je terminais aussi trempée que mes insatiables chérubins. Inlassablement je jouais avec la tondeuse, le rotofil, taillais les haies, désherbais les massifs de fleurs que Maman nous avait données. L’été était l’occasion de réunir famille et amis, autour de la grande table en bois sous l’immense sapin de la cour. J’adorais préparer des repas pour mes bien aimés, plus on était nombreux plus j’étais heureuse. Tôt le matin, après l’arrosage quotidien, mon panier sur le porte-bagage du vélo, je filais dans le jardin de mes parents cueillir les bons légumes dont je régalais mes invités. J’étais affairée comme une abeille, j’aimais que ma maison soit accueillante et que rien ne manque au confort de chacun. L’après-midi c’était farniente puis confitures ou encore conserve de légumes. Et quand le soir tombait, nous apportant un peu de fraîcheur, nous contemplions en silence la voie lactée, comme envoûtés, jusqu’à une heure avancée de la nuit.

****

Hélas… En cette belle journée d’avril 2000 où les oiseaux du printemps chantent à tue-tête, nous avions prévu de fêter mon 48ème anniversaire. Brutalement Daniel s’écroule, mort, dans son petit paradis comme il aimait à le dire. Le bonheur vole en millions d’éclats de verre lacérant mon corps tout entier, me plongeant dans un incommensurable gouffre de détresse duquel il me fallut deux longues années à émerger. A tout petits pas, cahin-caha. Soutenue par mes enfants et mes amis, présents, chaleureux, affectueux, attentionnés, disponibles. J’ai quelque peu transformé ma maison savoyarde. C’est là que j’ai retrouvé goût à la vie en contemplant le flamboiement du soleil couchant sur la montagne dans le calme des soirs d’été, en caressant le manteau de neige dans le silence des hivers. Avec des yeux neufs et des gestes inventés…  J’ai tenté de garder ma jolie petite maison bourbonnaise, je passais toutes mes vacances à travailler à l’entretien de ce paradis perdu. Jusqu’au jour où, épuisée et consciente que je ne retrouverai jamais le bonheur sur cette terre,  j’ai dû me résoudre à vendre. C’était le 14 février… je m’en souviens comme si c’était hier. Le notaire lisait d’une voix monocorde les articles du code civil, les origines de propriété, les plans d’occupation des sols, les servitudes… j’entendais sans écouter. J’étais assise entre les deux petits amoureux qui achetaient ma maison. Ils se faisaient un beau cadeau de saint Valentin, leurs yeux brillaient… les miens aussi…

 

 

 

Posté par Prali à 06:00 - Commentaires [41] - Permalien [#]

08 novembre 2017

Entre Vercors et Diois

Avant que le vent et la pluie ne dépouillent les arbres de leur superbe parure, on est allés se promener « en bas » juste un peu plus bas que chez nous. La pause-café nous permet d’admirer dans le lointain le Trièves.

2Le col du Ménée nous offre ses rouges et ors, ses verts ton sur ton, une splendeur dont il est impossible de se lasser.

1Entre Drôme et Diois, on découvre le charmant village de Saint-Nazaire le Désert.

3

4Poussés par la curiosité, on recherche et trouve le village de Rochefourchat qui comporte… un seul habitant !

 5L’église a dû connaître des heures bien plus glorieuses qu’aujourd’hui. Mais elle est toujours là, entourée d’un minuscule cimetière où quelques tombes délaissées témoignent de l’abandon des lieux. A l’orée du bois, les ruines de l’ancien village.

 Et voici la maison de l’habitant, joliment restaurée. Les volets sont clos mais les signes de vie existent : fleurs, bois soigneusement empilé, boîte aux lettres, antenne télévision. On ignore si la maison est habitée en permanence mais en redescendant sur Saint-Nazaire, on croise un 4x4 conduit par un homme jeune… Est-ce lui ou pas ?

 6J’aurais voulu être une petite mouche pour en savoir un peu plus ! On y retournera et on mènera l’enquête…

 7

 

 

Posté par Prali à 20:21 - Commentaires [35] - Permalien [#]

30 octobre 2017

Sicile (2)

P1140889

Quittons le bord de mer pour une petite visite à l’intérieur des terres, la Sicile profonde et méconnue. Des oliviers, encore et toujours des oliviers sur cette terre brûlée par le soleil, aride et pourtant si belle. Et soudain des vignobles avec au beau milieu l’hôtel relais Santa Anastasia.

 4

1

5

2Superbe structure et gigantesques caves.

 3La dégustation nous est offerte par deux élégants serveurs. Derrière eux se tient notre guide à l’accent chantant.

6Poursuivant notre route, nous entrons dans la charmante citta Di Castelbuono.

7

9Village typique où les hommes sont rassemblés et discutent bruyamment. Dans ce pays on dirait toujours que les gens se disputent !

8Très peu de femmes dans les rues, sans doute est-il l’heure de rentrer le linge et de le repasser !

 

(A suivre)

Posté par Prali à 20:27 - Commentaires [27] - Permalien [#]


16 octobre 2017

Le feu rouge

Les lundis de Lakevio

lakevio

Robert Kenton-Nelson

Vous me connaissez, je régule la circulation. J’appartiens à un trio coordonné et ce n’est pas de tout repos ! Mes potes sont, l’un orange, l’autre vert. Et moi je suis rouge et fais souvent voir rouge. Remarquez, orange, rouge ou vert, les automobilistes n’ont jamais l’air content. Du plus loin qu'ils le voient ils roulent à toute allure ou démarrent en trombe quand mon pote vert apparaît. Faut les voir foncer, vers qui, vers quoi ? Quand surgit mon pote orange, s’ils n’accélèrent pas comme des sauvages pour m’éviter, ils pilent devant lui dans un infernal crissement de freins, visages fermés et se mettent à tapoter nerveusement leur volant. Et quand j’entre en scène, quel charivari ! Certains sont carrément furieux, ils font ronfler le moteur, ça pétarade et ça pue l’essence. C’est à celui qui démarrera le premier, on se croirait sur un circuit de course automobile. Les piétons s’élancent devant ces bolides prêts à bondir dès que j’aurai disparu. Dernièrement, une petite grand’mère n’a pas traversé suffisamment vite, fallait entendre le concert de klaxons ! Quelques automobilistes se saluent, beaucoup d’autres s’engueulent.  De temps en temps le spectacle me réjouit, les amoureux profitent de cet arrêt pour s’embrasser et se faire un câlin. Au beau milieu de ce flot bruyant et excité, un peu de tendresse et d’amour me fait le plus grand bien, j’aimerais rester là encore et encore, à rêver et me dire que le monde n’est finalement pas totalement dépourvu d’humanité.

Posté par Prali à 06:00 - Commentaires [39] - Permalien [#]

03 octobre 2017

Sicile (1)

Le premier septembre, nous partons à l’assaut de la belle, aride mais grandiose Sicile. Nous, c’est-à-dire cinq amies qui s’entendent comme les doigts de la main : Monique, Yvette, Odile, Chantal et moi (Françoise n’a pu se joindre à nous). A l’assaut, n’exagères-tu pas un peu, Praline ? Oh si, carrément ! Il nous a fallu sortir péniblement de notre lit douillet à deux heures du matin, départ à trois heures, arrivée à Saint-Exupéry à quatre heures pour embarquement à six heures. Autant dire que nous avons comaté deux heures dans l’aéroport lyonnais avant de monter à bord du Boeing 747 pour Palerme. Dans l’avion on se réveille, on est heureuses. Arrivées à Palerme vers 7h30, nous sommes excitées comme des puces et plus du tout endormies. Nous sommes avec un groupe, nous attendons les valises et un monsieur se désole, sa valise n’est pas sur le tapis roulant. Réclamation. Nous pouffons de rire en imaginant qu’il devra porter les petites culottes de son épouse qui, elle, récupère bien sa valise. Mais comme un pressentiment, le couple avait pris soin de panacher les affaires dans les deux valises. Pas bête. Les effets de monsieur sont arrivés trois jours plus tard, après un petit tour en Russie ! Une heure d’autocar plus tard, nous arrivons à l’hôtel Costaverde près de Cefalu. Yvette veut-elle nous saper le moral ou nous faire rire, ou encore nous avertir en douceur, elle sort de son sac une feuille qu’elle a imprimée, sur laquelle s’étalent les pires horreurs concernant l’hôtel club. On pousse des cris, on s’indigne,  mais on rigole bien, on a confiance. Et on a raison. Installation dans nos chambres, visite de l’immense structure, nous voulons tout voir le plus rapidement possible. Les yeux brillants, nous arpentons les immenses salles et salons, les boutiques, les salles à manger. Le bar, important le bar !  Nous essayons les profonds fauteuils et canapés. Dehors, la piscine, les jardins, les aires de jeux, les fleurs, les palmiers… Mince alors, c’est que la plage n’est pas à nos pieds ! Nous sommes vite rassurées en apprenant que nous avons une navette gratuite tous les quarts d’heure. Un sacré folklore cette navette ! En fait il y en a deux, conduites par de charmants siciliens. Œil de velours et sourire ultra bright. A peine sommes-nous montées et assises que la musique envahit l’espace. Du folklore sicilien, très entraînant. Tout le monde chante le refrain à tue-tête, tape dans ses mains, nous sommes vite dans l’ambiance. Le charmant chauffeur est tellement habitué par ce parcours, qu’il ne cesse de nous envoyer des œillades coquines dans le rétroviseur. On s’en amuse évidemment mais je ne peux m’empêcher de me demander comment il se comporte le soir en retrouvant bobonne son épouse… mes amies ont failli me trouver trouble-fête. Bon, j’oublie ça et me prends au jeu sans état d’âme. Le coquin a même osé effleurer l’épaule de Chantal ! Nous allons passer deux semaines merveilleuses, à la piscine mais le plus souvent à la plage, la mer Tyrrhénienne est chaude à souhait, le sable fin infiniment doux sous nos pieds.

A suivre, quelques excursions.

P1140686

P1140700

P1140743

P1140759

Posté par Prali à 08:32 - Commentaires [32] - Permalien [#]

22 septembre 2017

Des nouvelles du front

Quelques nouvelles brèves ! Cela fait déjà une semaine que je suis rentrée de Sicile et j’ai eu une semaine folle folle FOLLE ! Est-ce la cause à effet, toujours est-il que je me paye un bon lumbago depuis ce matin. Sans geste brusque, sans précipitation, sans stress apparent, juste en me baissant une violente douleur dans le bas du dos a failli me faire chuter ! Et depuis, je vais, courbée, grimaçante, rouspétant aussi… car ce n’est vraiment pas le moment. En effet, demain matin, je pars en Auvergne, à Royat, récupérer ma marraine qui termine sa cure thermale. J’espère bien pouvoir aller flirter avec le Puy-de-Dôme. Retour dimanche soir.  Alors ce matin, douleur ou pas, j’ai nettoyé ma voiture, la transformant de poubelle à jolie voiture pimpante. Mais aïe depuis cet après-midi, je suis quasiment bloquée… bon, ça va aller pour conduire, assise je n’ai pas mal. Et puis zut, je dois partir, alors go go go !

La Sicile c’était trop bien ! Les hommes sont beaux, souriants, charmeurs et charmants, mais tellement bruyants que j’ai renoncé à en ramener un dans mes bagages, ça aurait fait tâche dans mon paisible quartier ! J’en reparlerai plus tard, en attendant voici quelques photos du superbe hôtel club quatre étoiles, Costaverde, où j’ai séjourné pendant deux semaines.

P1140739

P1140740

P1140763

P1140781

P1140787

P1140753

Posté par Prali à 19:39 - Commentaires [44] - Permalien [#]

31 août 2017

Sculptures sur paille

Avant de vous quitter, je vous laisse en compagnie des sculptures de pailles réalisées à Valloire par des artistes du monde entier. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de noter les pays primés. Promis je ferai mieux cet hiver avec les sculptures sur neige et glace, si je retourne là-haut. En attendant je m’envole pour la Sicile, pendant deux semaines je vais me gaver de beaux paysages, de mer et de farniente, de soleil et d’air marin ; j’irai marcher sur l’Etna et (re)voir Syracuse et j’écouterai avec bonheur la musique des mots de ce bel accent italien que j’aime. Portez-vous bien, soyez heureux, je pense à vous, je tiens à vous.

P1140529Quelques jolis chalets au pied des pistes de ski.

P1140517Le Galibier. Nous n'avons pu nous rendre au sommet du col, copine Françoise a fait un malaise vagal sans suite grave... mais il valait mieux ne pas prendre plus d'altitude. On a eu peur, surtout elle !

P1140446Avant Valloire, le col du Télégraphe.

P1140451

P1140486

P1140489

P1140500

P1140502

P1140505

P1140509

Posté par Prali à 05:57 - Commentaires [35] - Permalien [#]

16 août 2017

Là-haut sur la montagne

La semaine dernière, avec dix amis du club d’astronomie, nous avons passé la journée au Mont Cenis. Un grand merci à Nicole et Raymond qui ont, comme d’habitude, orchestré cette belle sortie. Là-haut, encore un peu plus haut, au col du Petit Mont Cenis,  à 2 183 mètres d’altitude, un petit 5° ;  un vent violent nous faisait greloter et un brouillard à couper au couteau filait à toute allure devant notre nez. Ouais, bon d’accord, la météo ne fut pas fameuse, du moins en début d’après-midi. Mais en y repensant, j’ai adoré cette ambiance Pays de Galles, Ecosse, mer d’Irlande, bref wind and fog. Manquait juste le monstre du Loch Ness surgissant du lac !

P1140377Le pique-nique était au frais dans les coffres des voitures… Heureusement Nicole et Raymond connaissent depuis au moins vingt ans les bergers du Petit Mont Cenis qui servent des petits repas, omelette, patates avec bon fromage de là-haut, délicieuses crêpes etc… et ont demandé si on pouvait manger une omelette au chaud… non pas possible, nous étions trop nombreux mais par contre ils nous ont offert l’hospitalité pour que l’on pique-nique au chaud devant le poêle. Ce fut très joyeux et festif, certains ont commandé une crêpe au dessert et tout le monde a pris le café.

P1140368Puis nous sommes redescendus vers le lac et là, le vent a chassé les nuages et le soleil est apparu ! Une merveille ce lac, d’un beau bleu entouré de berges où foisonnent des milliers de bouquets d’épilobes. Les belles vaches propres et grassouillettes, ivres de bonne herbe ont joué leur concert de sonnailles.

 170810-537-Bar

 P1140339

P1140435Les marmottes, un peu frileuses mais curieuses, sont sorties de leur terrier pour nous épier, dressées sur leurs pattes arrière. Puis sont reparties, gambadant et jouant entre elles.

Marmotte Mt Cenis-170810 686alNous sommes allés jusqu’au poste frontière italien déserté par les douaniers. Rebroussant chemin, le paysage nous offre d’autres beautés, nous nous sommes arrêtés pour admirer, contempler, photographier une superbe et fougueuse cascade, jaillissante, chantante et bondissante au milieu des fleurs, aboutissant dans le lac dans un calme surprenant.

P1140402

P1140419

Et pour terminer la journée, merci Pierre et Bernadette  une délicieuse soirée au coin du feu, jusqu'à point d'heure !  un casse-croûte sympa, du rire et des chansons, plein de chansons et une p’tite Chartreuse verte, ça c’est la vraie vie ! (euh.... UNE p'tite Chartreuse... suis pas sûre... je ne sais plus... bref...)

Le lendemain, quand le réveil a sonné, rendez-vous kiné oblige,  j’avais un peu… comment dire… la gueule de bois… non c’est pas ça… l’équilibre un peu précaire… non pas vraiment… bref je trouvais que 7h30 c’était un peu tôt, mais finalement dès que j’ai mis le pied à terre, je me suis dit « c’est quand qu’on va où avec les mêmes amis ? Qu’on retourne là-haut ? Qu’on chante encore ?»

J’ai raconté au kiné… enfin, brièvement, faut pas pousser non plus, ma journée. Tandis qu’il m’électrifiait l’épaule à m’en faire dresser les cheveux sur la tête, je lui vantais la montagne, lui expliquais la route du Mont Cenis, les merveilles à découvrir (il est –pas le Mt Cenis, le kiné !-  polonais et habite la région depuis peu).

Voilà, de bons souvenirs pour quand on sera vieux, qu’on ne pourra plus sortir admirer les beautés infinies de notre belle Terre ! Profitons, profitons !

P1140422

Posté par Prali à 18:53 - Commentaires [49] - Permalien [#]