Pralinensavoie... et parfois ailleurs

24 mai 2016

Nouvelle cuisine

Retour de Corse et à la vie courante, sur les chapeaux de roue.

Pas encore eu le temps de trier et traiter les six cents photos que j’ai faites sur l’Ile de Beauté. Trier et traiter… enfin, surtout en balancer pas mal, vous savez… la mer qui penche du côté qu’elle va se vider !

Pas encore eu le temps d’aller vous dire un petit bonjour sur vos blogs.

Le lave-linge tourne et re tourne. La valise est remisée.

Et puis installation cuisine oblige.

Me voilà donc à garnir tiroirs et placards, à faire un peu de tri, à n’avoir sous la main surtout les choses dont je me sers au quotidien. Voire un peu plus, j’ai beaucoup de place.

Pour le reste, ranger dans les éléments de la buanderie-chaufferie.

Voici quelques photos de mon nouvel univers culinaire. Encore quelques travaux d’électricité. Remettre en place mes appareils électriques.

Puis la finition. Un peu de décor, une plante par-ci, un bel objet par-là. Quand tout sera en place, inviter les amis, histoire de voir si mon nouveau four électrique fonctionne bien !

P1110336

Des fils électriques pendouillent un peu partout mais cela ne saurait durer.

P1110337

P1110335

P1110338

Oui je sais, l'éphéméride ça fait pas top, on me l'a dit et redit ! Fiston a tenté de me le faire enlever mais j'ai refusé, que voulez-vous j'ai des manies de vieille.

Cela dit, un grand merci au fiston susnommé qui a réalisé tout ce travail de rénovation.

Posté par Prali à 06:58 - Commentaires [28] - Permalien [#]


12 mai 2016

Pause

Je vous quitte pour quelques jours, je retourne faire le tour de l’île de Beauté. Oh non, pas sur le GR20 ! Je viens de lire un livre sur ce sentier mythique, le plus difficile d’Europe, alors pour moi ce sera… dans une autre vie, autrement dit… jamais.

P1030632

A moi le ciel bleu et les eaux turquoises, les montagnes sauvages, les villages perchés ou encaissés, les belles cités, Bastia, Calvi, Porto, Porto Vecchio, Bonifacio, Ajaccio… Et le soir venu, Les beaux chants corses qui me donnent la chair de poule. Des photos à venir sur ces pages. Ah au fait, à propos de photos, ma cuisine n’est pas tout à fait terminée, à mon retour ce sera chose faite.

P1030177Moyenne

P1030189

P1030373

P1030414

P1030448

P1030573

P1030679

P1030465

Posté par Prali à 14:48 - Commentaires [31] - Permalien [#]

09 mai 2016

Au café de Paris

Un de perdu... pas vrai Madame Lakevio ?

Tableau de Daniel Gerhartz

 

lakevio

 

Depuis pas mal de temps déjà, Claudine croise tous les matins ce jeune homme, il la salue, puis au fil du temps lui sourit et lui adresse même quelques mots gentils auxquels elle répond, rougeur aux joues et cœur battant la chamade.Elle s’est attachée à cet homme charmant, jusqu’à en tomber amoureuse. Sans rien connaître de lui, si ce n’est que tous les soirs, sans doute à la sortie de son travail, il vient s’asseoir à cette table au Café de Paris. Ce soir-là, n’y tenant plus, Claudine se décide à entrer dans cette jolie salle au décor intime et chaleureux. Fébrile, impatiente de voir arriver son bel inconnu. Elle sirote le thé vert à la menthe que le patron vient de déposer devant elle. Elle sait que le jeune homme ne tardera pas, qu’il prendra place non loin d’elle, à sa table habituelle. Il arrive enfin. Le moment est venu de faire plus ample connaissance. Les minutes s’égrènent, insoutenables, dans un silence presque angoissant. Il commande deux cafés que le patron dépose sur la table après une accolade amicale et un tonitruant « salut Jacques ». Derrière le bar, la jeune serveuse lève les yeux et s’avance vers l’homme qui l’enlace amoureusement et lui picore le visage de petits baisers tendres. Elle s’assoit en face de lui, le temps de boire son café, elle termine son service dans une heure environ. Elle retourne vers sa clientèle qui afflue en cette heure apéritive. Claudine n’en croit pas ses oreilles ni ses yeux qui d’ailleurs s’emplissent de larmes, elle quitte discrètement les lieux. Le regard embué, elle heurte le trottoir et manque de s’affaler, un jeune homme brun au regard ténébreux la retient par le bras. Elle sent que le charmeur sera vite oublié.

Posté par Prali à 15:14 - Commentaires [43] - Permalien [#]

04 mai 2016

Balade du jour

Le printemps est capricieux, un jour il fait chaud et le lendemain il gèle, soleil radieux et trombes d’eau alternent, rendant la végétation abondante et fleurie. Entre deux averses et deux tentatives de faire un peu de ménage dans ma cuisine toujours en construction –mais bientôt opérationnelle, chouette !- j’ai pu faire quelques sorties autour de chez moi.

P1100529

Là-haut sur la montagne du Grand Som, la neige est revenue nous dire qu’en avril d’un fil il ne faut se découvrir, mais on est en mai maintenant, alors ça suffit !

P1100540Auprès de leur arbre vécurent-ils heureux les propriétaires de ce chêne sûrement centenaire ?

 

P1100542Espoir d'une belle récolte de pommes.

 

 

P1100547Les fleurs de rocaille ornent les murets...

 

P1100552et la glycine où s’affairent les abeilles embaume délicieusement l’air.

Posté par Prali à 21:38 - Commentaires [43] - Permalien [#]

02 mai 2016

Le couple

Une histoire pour Lakevio, d'après un tableau de Kay Crain

Kay Clain

La jolie voiture de sport neuve, tout juste sortie d’usine, roule tranquillement à travers la campagne riante et ensoleillée. La passagère  arbore un sourire béat en babillant comme une petite fille à qui l’on vient d’offrir une jolie poupée. Son mari l’écoute distraitement, rictus contrarié au coin des lèvres, il n’en peut plus de cette voix de crécelle qui l’empêche de se concentrer… déjà qu’il n’a pas la tête à la conduite… pourtant, cette voiture il l’aime et compte bien la bichonner, c’est l’ultime cadeau de sa vieille maman. L’inépuisable flot de paroles de son épouse se transforme soudain en minauderies.

-      Chéri, cette voiture je suis sûre qu’elle peut monter à près de deux cents à l’heure, fais-moi plaisir, allons jusqu’à Marseille, nous y serons en un rien de temps, j’ai tellement envie d’une bouillabaisse !

-      Arrête, arrête s’il te plaît ! n’oublie pas que nous nous rendons à l’enterrement de ma mère !

-      Cette vieille peau, elle m’aura bien emmerdée jusqu’à son dernier souffle !

Posté par Prali à 13:51 - Commentaires [35] - Permalien [#]


25 avril 2016

Romantisme... qu'es aquô ?

Texte pour Lakevio, à partir d'une aquarelle de Naomi Tydeman

lakevio

Te souviens-tu de cette jolie plage, témoin et complice de nos premiers émois ? Alors que le soleil déclinait à l’horizon nous nous retrouvions sur le sable doux et encore chaud…

Envies sucrées

De tes baisers

Douceurs d’été

A déguster

A savourer

Soleil levant

Soleil couchant

Petits matins

Soirs et câlins

Chemisier blanc

Ouvert devant

Sur peau dorée

Bonjour l’été

La liberté…

 

La liberté…

Je l’ai toujours mais tout autre…

Tu n’es plus là

Nos rires se sont tus

La plage est déserte

Caresses suspendues

La plage est sale

Nettoyage en cours

La plage est interdite

Danger

Qu’est le romantisme devenu dans cette p.... de pollution ?

Posté par Prali à 11:06 - Commentaires [41] - Permalien [#]

18 avril 2016

En famille

Joli tableau proposé par Lakevio, rassemblement de famille de Pauline Palmer

lakevio

Chère Lakevio, heureusement que tu es là pour m’aider à écrire un peu ! Cette semaine, ton sujet me plaît bien, tu penses, quand on parle rassemblement de famille, ça me parle fortement, me murmure de douces mélodies et me procure un bonheur intense même si ce n’est sans me donner la petite fatigue du lendemain.

Et justement, hier, ils sont venus, ils étaient tous là. Mes deux enfants, ma bru, mon gendre, mes cinq petits-enfants, la maman de mon gendre avec son époux, le papa de mon gendre avec son épouse. Ces deux couples-là s’entendent à merveille, une vraie richesse pour les réunions de famille... tu sais bien, parfois les ex ne veulent plus se rencontrer ou bien il faut les placer aux antipodes les uns des autres, même que la table ne serait pas assez longue pour arriver à les éloigner, bref un casse-tête que je ne connais pas et n’ai pas à gérer.

Hier donc, nous fêtions les six ans de ma charmante Marina, troisième enfant de ma fille. Mamie Chantal nous a reçus à déjeuner, j’ai organisé le goûter… enfin pas vraiment organisé, j’ai juste acheté des assiettes, verres, serviettes, coupelles jetables que j’ai disposés sur table dès le matin. Ah si, j’ai quand même préparé une salade de fruits. Benjamin, le grand frère, avait confectionné un immense brownie dont nous nous sommes régalés.

Tu peux aisément l’imaginer, nos rassemblements de famille ne ressemblent en rien à ce tableau pourtant charmant de Pauline Palmer. Chez nous, les fillettes, à part l’été peut-être, n’ont pas de jolies robes maculées qu’il ne faut surtout pas salir, elles portent plutôt jean ou legging et n’hésitent pas à faire les fofolles et se rouler par terre en riant. Les garçons chahutent, on est parfois obligés de leur demander de baisser le ton… cela concerne surtout mon fils et son neveu qui pâtisse bien, ces deux-là se croient toujours sur un ring de boxe, mais pour rire. Côté adultes, ni chapeaux ni robes longues ni cravates, que du décontracte. Et c’est un joyeux brouhaha, ça parle fort, je crois que si j’habitais un immeuble on se ferait crier ! Avec mes beaux-parents italiens, c’était déjà ça, il y en avait pour tout le quartier. Non, avec eux, c’était encore pire, il y en avait pour la ville entière, mais j’adorais. Ne va pas croire que l’on ne fait que rire et chanter, on échange aussi nos douleurs, nos peurs, nos questionnements. Mais on ne pleure pas, ou vraiment à peine. Voilà ma chère Lakevio, j’aime les rassemblements de famille même si le lendemain, comme aujourd’hui, je suis un peu sans énergie, mais ça il n’y a que toi et moi qui le savons.

P1100480

P1100482

 

Posté par Prali à 10:33 - Commentaires [48] - Permalien [#]

11 avril 2016

Voilà le temps du lilas

Que nous inspire ce bouquet de lilas, demande Lakevio ?

lakevio

Deux petites histoires vraies, oui Mâme Lakevio, la vérité vraie !

 

Quand il était petit –disons à partir de 6 ou 7 ans- mon frère ne manquait jamais de fêter notre maman. Tout au long de l’année il mettait quelques petits sous de côté, aidé par notre complice grand-mère. Et c’est ainsi qu’à la veille de chaque fête des mères, il enfourchait son petit vélo et fonçait à l’épicerie du village où il achetait un flacon d’eau de lilas. Et chaque année, il s’appliquait maladroitement à confectionner un joli paquet cadeau. Et chaque année, tout fier, il offrait à Maman son joli présent. Tout était parfait, très mignon… sauf que… Maman n’aimait pas l’eau de lilas ! Elle aimait la fleur mais pas l’eau de toilette au lilas ! Attendrie, Maman ne disait rien. Petit frère ne sut jamais. Un jour, dans sa précipitation, il échappa le flacon qui se brisa, parfumant le carrelage de la cuisine à l’eau de toilette lilas. L’année suivante, il changea de cadeau… peut-être avait-il surpris quelque conversation ?

 ***********

 

La propriétaire de la colline où j’ai poussé d’aventure, grandi et fleuri, m’aime beaucoup. Quand elle m’a vu m’élever péniblement parmi les ronces, elle n’a eu de cesse de me protéger. Désherber autour de moi, tailler mes branches abîmées, couper mes fleurs fanées. Sans aucun doute, pour elle j’évoque le printemps, l’été à venir, et mon parfum, ah comme elle aime mon parfum ! Et je crois bien que je lui rappelle de doux souvenirs d’une époque révolue, d’un bonheur intensément vécu. Dans sa campagne du centre de la France, entourée de son mari et de ses jeunes enfants, elle avait plusieurs lilas : du blanc, du mauve pâle, du mauve foncé, du simple, du double. Par la porte ouverte de sa cuisine, ils étaient là devant ses yeux, se balançant dans la douce brise de mai, lui offrant leur délicat parfum. Maintenant elle nous a, dans sa colline, je suis mauve, mon frère est blanc. Alors chaque année, lorsque je suis fleuri, elle fait un beau bouquet panaché mauve et blanc qui trône fièrement sur la table du séjour. Elle change l’eau du vase presque journellement, elle prend même le soin, quand vient le soir, de me placer sur le rebord extérieur de la fenêtre afin que je trouve un peu de fraîcheur nocturne.

Ah mon cher et beau lilas, comme tu es gentil avec moi, tu as raison, tout est vrai dans ce que tu racontes, ce doit être le vent qui t’a apporté toutes ces confidences. Nous l’aimions cette petite maison dans la prairie du centre de la France, le bon temps passé là m’avait presque réconciliée avec ce coin de ma jeunesse sans joie. Et puis le sais-tu ? Le bonheur a volé en millions d’éclats coupants, acérés, destructeurs, qui m’ont jetée face contre terre. Tes potes blancs, mauve pâle, mauve foncé, simples, doubles, doivent s’en souvenir, ils s’apprêtaient à fleurir. Les oiseaux chantaient à tue-tête. C’était le vingt-deux avril, cela fera seize ans dans quelques jours… Ne sois pas triste, je l’ai suffisamment été, ne va pas me faire pleurer encore ! C’est la vie, toutes griffes dehors et en ce moment je suis dans la période pattes de velours. 

 

 

Barbara - Le Temps du Lilas

 Je fredonne celle que j’aime entre toutes, Barbara « Il a foutu le camp le temps du lilas, le temps de la rose offerte, le temps des serments d’amour, le temps des toujours toujours »…

 

 

 

Posté par Prali à 06:00 - Commentaires [44] - Permalien [#]

04 avril 2016

Une moche maison

Mon texte pour Lakevio sur un tableau de Edward Hopper

Ce genre de maison (château ?) me déprime. Alors forcément il ne s’y vivra pas une histoire à l’eau de rose, de princesse endormie, de beau prince déboulant sur son puissant destrier… Non, à vrai dire, cette bâtisse ne m’inspire pas, d’autant plus que depuis hier j’ai mal à la gorge, à la tête, aux oreilles, qu’à cause des travaux je campe dans ma maison… mais que, malgré cela, tout va bien, la vie est belle, mais oui !

Que peut-il bien se passer dans cette maison ? Ah oui, la nuit dernière, dans mes délires fiévreux, elle m’a fait cauchemarder…

lakevio

L’homme est fatigué, épuisé même. La femme est semi-inconsciente au fond de la calèche. Le cheval a dû se blesser sur une pierre, il avance lentement, en boitant.  Cela fait des jours et des nuits qu’ils parcourent la lande galloise battue par un vent violent qui entrave la progression du convoi. Ils sont perdus, les vivres sont épuisés. Quelle idée d’avoir fait ce pari fou avec les potes, à l’issue d’une soirée trop arrosée…

Nuit sans lune. Au loin, de la lumière. Sauvés ! Pas un bruit. Aucun signe de vie à part cette lampe allumée derrière une fenêtre au premier étage. Pas un bruit. Des portes en veux-tu en voilà. Celle-ci grince sinistrement dans l’obscurité. Pas un bruit. L’homme monte lentement l’escalier. Qui grince également. Sinistrement. Et là, par la porte entrebâillée, un groupe de personnes à genoux, mains jointes, en prière. Balbutiements. Odeur d’encens. Odeurs bizarres. L’homme fait demi-tour. Partir. Vite. Même le cheval semble avoir repris des forces. Le retour à l’hospitalité n’est sûrement plus très loin.

Posté par Prali à 08:27 - Commentaires [41] - Permalien [#]

31 mars 2016

En travaux... et en balade

P1100417Voici une partie de ma cuisine avant démolition. Le recto.

P1100413Et le verso.

P1100424L'ouverture est faite.

P1100458Et puis on se rend compte que ce mur est un peu abîmé, gondolé, allez hop on y va à grands coups de burin, il sera assaini, réparé. Ah et puis un autre aussi... Finalement toute la pièce cuisine-séjour sera refaite à neuf. Que de poussière, de gravats. Je ne retrouve plus mes affaires... bah on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs !

 

P1100432

Heureusement que je peux encore m'échapper, je n'ai au moins pas perdu mon trousseau de clés !

P1100434

P1100437

P1100439

P1100445

Posté par Prali à 09:50 - Commentaires [58] - Permalien [#]