24 mai 2013
A Maman que j'aime
Parfois je me demande comment je fais pour rester si optimiste, si amoureuse de la vie, si positive dans toute situation, dans toute décision à prendre, comment je peux avoir toujours envie de rire, de m’amuser, de chanter, de raconter et d’imiter. (J’imite assez mal, mais tant pis, j’observe et j’essaie de reproduire). Je ferme la parenthèse, mes improbables dons d’imitation ne sont pas l’objet de ces lignes. Oui, je me demande comment je fais, quelle est cette force qui m’anime car parfois la tristesse me rattrape, m’envahit et me laisse désespérée. Je pleure, je pleure à fendre l’âme, j’ai besoin de pleurer. Et lorsque mes larmes semblent taries, je vais mieux.
Mais il ne faudrait pas croire que tout est aussi simple que cela. Le passé ne s’efface jamais complètement, tout au plus il se dilue dans la vie qui coule, les plaies que l’on croyait bien cicatrisées sont de faibles proies que l’aiguillon du souvenir ne demande qu’à rouvrir. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai souffert. Terriblement souffert. Mon mari est décédé voici treize ans, j’ai cru retrouver l’amour quelques années plus tard mais ce dernier compagnon m’a lâchement abandonnée voici bientôt deux ans. Sans un mot, sans explication, comme ça, un passage à l’acte d’une grande violence qui m’a, une fois de plus, mise à terre. Mon père est décédé il y a un an et demi, Maman trois mois et demi.
Et ce soir voit mon enthousiasme enfui, du moins enfoui… je sais que cela ne durera pas mais pour l’heure j’ai beaucoup de difficulté à sourire et être positive. Je reviens de la terre de mon enfance où je suis allée, en compagnie de mon frère, disperser les cendres de ma petite Maman, près de la mare qu’elle aimait tant. Cette terre que mes pas ne fouleront jamais plus. Cette terre où j’ai vécu une enfance sans joie. Cette terre où j’ai été heureuse avec mon mari et mes enfants lorsque nous avons acquis une petite résidence secondaire près de chez mes parents. Cette terre qui m’a vue m’effondrer lorsque mon mari y est décédé par un beau jour d’avril de l’an deux mille. J’ai bien cru que cette terre allait m’engloutir, un gouffre immense s’ouvrait sous mes pas alors que les oiseaux chantaient à tue-tête en ce printemps naissant.
La semaine dernière, j’ai accompagné au restaurant les résidants de la structure où je travaillais. A la fin du repas, les chansons se succèdent, je participe, j’aime chanter. Soudain, la chanson « les roses blanches »… mes yeux s’emplissent de larmes, coulent sur mes joues, j’essaie de ne pas me faire remarquer. Ma copine et collègue Odile arrête le CD avant la fin, elle seule a remarqué. C’était une des chansons préférées de Maman.
Elle aimait aussi beaucoup les marguerites, belles et simples, comme elle.
Je vous promets un texte plus réjouissant la prochaine fois.

Merci ma petite Maman
23 mai 2013
Avec sa gueule de métèque
Voix douce et chaude, tout de blanc vêtu, qu’est-ce qu’il a pu peupler mes rêves d’adolescente romantique, ce beau garçon barbu au regard tendre !
Ma liberté, ma solitude, votre fille a vingt ans, la dame brune, Joseph, la marche de Sacco et Vanzetti...
Toute ma jeunesse dans ces chansons.
Un grand poète.
Au revoir beau pâtre grec.

21 mai 2013
Lundi de foire
Le soleil s’est miraculeusement invité en ce lundi de Pentecôte, jour de foire traditionnelle dans ma petite ville. Des marchands de toutes sortes ont envahi places et trottoirs. Je ne sais pas s’ils ont fait de grandes affaires mais en tout cas une foule nombreuse a déambulé toute la matinée dans les rues ensoleillées.

Je finissais mon tour lorsque je tombai sur ce marchand de ? fromage ? c’est ce que mon œil a vu en premier… de grosses meules de fromage...

Mais non, ce sont de grosses meules de nougat ! de Montélimar ? eh non….

Du nougat de Savoie ! eh oui... on ne fabrique pas que du Reblochon en Savoie.
Il y en a de toutes sortes : au spéculos, au nutella, aux fruits, au gingembre, au café…

Bien sûr je n’ai pas su résister, j’en ai acheté deux sortes, spéculos et nougat traditionnel… et le gentil monsieur m’a fait cadeau d’une tranche au nutella. Après dégustation, j’ai caché au fond du placard, loin de mes yeux gourmands, les délicieuses friandises… mais ce n’est pas le moment de faire mon taux de glycémie...
19 mai 2013
ESCAPADE ITALIENNE - Gondoles et gondoliers

Les gondoles attendent le touriste sur les quais du grand canal où la valse des bateaux à moteur fait jaillir d’immenses gerbes d’eau. Nous avons de suite rejoint les petits canaux tranquilles. Pas de bruit, enfin presque… les gondoliers s’interpellent d’une gondole à l’autre, parlant et riant fort. J’ai tenté de faire pousser la chansonnette à l’un d’eux, mais pas moyen, sauf sur la fin du circuit où il a timidement entonné un chant folklorique. Sans doute le laissais-je sans voix… Par contre, moi je ne suis pas restée sans voix lorsqu'il a simulé un chavirage, j'ai poussé un cri dont l'écho a bien dû atteindre la lagune.
Venise, voyage pour les amoureux… des couples enlacés dans les gondoles, câlins et bisous en veux-tu en voilà, de même sur la place Saint Marc où les photographes « font leur beurre ».

Venise, sâle et puante ? C’est la réputation qui en est souvent faite. Que nenni, pas de mauvaises odeurs ni de canaux-poubelle. Le seul constat regrettable est le mauvais état des soubassements ; beaucoup de rouille, des boiseries en état de décomposition, rongées par l’iode. Le vestibule de la basilique Saint Marc est inondé deux cents fois par an ! La terre s’enfonce au fil des ans, les églises penchent dangereusement, quel devenir pour Venise ? Notre guide ne semblait pas très optimiste.

Merci Canalblog !

Surprise hier au soir...
Et pourtant je ne retouche jamais mes photos, à part les dimensions pour le blog.
Je n’aime pas qu’une photo ne corresponde plus du tout à ce que mon œil à vu.
Cependant, j’admire la qualité des photos de ma cop’ Ksénia, alors peut-être que si un jour elle me donne quelques tuyaux… (ceci n’est pas un appel, pas du tout du tout du tout !)
En attendant, c’est sympa de se trouver dans les top… moi qui n’ai jamais été top model !
12 mai 2013
Aujourd'hui, sur la route du Bugey

Simple fleurette champêtre…

Ou orchidée sauvage, talus et prairies rivalisent de beauté et de couleurs

Conzieu, petit village du bout du monde

Les troupeaux vivent au calme, sans stress et sans pollution… les habitants aussi mais ils sont rares, beaucoup de maisons fermées sont des résidences secondaires.

Tout au sommet de la montagne, le petit lac d’Ambléon

Je t’aime… un peu… beaucoup…
11 mai 2013
Mon coin d'aromates
Mon jardin mouchoir de poche prend forme. Les acacias de la colline ont été taillés, j’ai désherbé, rotofilé, zigouillé les ronces, nettoyé. Il reste encore du travail mais ça devient joli. J’ai acheté des jardinières de couleur où j’ai repiqué des aromates. J’ai préparé un coin de gazon fleuri et mis à lever en jardinières des dahlias et des œillets mignardise. La semaine prochaine j’installerai des géraniums sur mon balcon. Je vais aimer me prélasser là lorsque le soir descendra, apportant un peu de fraîcheur, seule à rêvasser devant ma chère Chartreuse (non, pas le médicament JM ! je parle des montagnes !) ou avec des amis autour d’un barbecue aux aromates fraîches et d’un rosé frappé.

Thym et persil

Menthe

Romarin

Ciboulette et verveine

Pour ensoleiller les menus de l'été
09 mai 2013
Ma sortie du jour

Le Rhône et ses méandres, bordé de terres fertiles joliment labourées. Entre les deux, la piste cyclable sur laquelle je me promène avec ma jolie bicyclette bleue.

Ces fagots sont-ils destinés aux feux de la Saint Jean ?

Si le beau temps s’installe durablement, il y aura des pommes. Je pourrai marauder cet automne !

J’ai l’impression de l’avoir réveillé.

Il était rigolo, il s’est approché en poussant de petits grognements, comme pour me parler. D’ailleurs regardez, il a même un micro… humm je le verrais bien en politique celui-là !
07 mai 2013
ESCAPADE ITALIENNE - Venise
Beaucoup de monde et un peu de précipitation font que mes photos de Venise ne sont pas très réussies. Cela n’a entaché en rien mon émerveillement. Les yeux écarquillés et le souffle coupé, comme c’était bon !
Il est impossible de photographier quoi que ce soit sans touristes sur la photo ! Bah, restons zen, j’étais de ceux-là !

Le pont des soupirs est romantique de réputation, il l’est beaucoup moins historiquement. C’est le pont qui reliait les prisons aux salles de jugements. En passant par ce pont, les prisonniers soupiraient à l’idée d’apercevoir pour la dernière fois peut-être, la ville et le grand canal.

Le pont du Rialto traverse le grand canal de Venise. C’est le plus ancien et le plus visité.

Un petit bout du palais des Doges.


Et un petit bout de la basilique Saint Marc.
La prochaine fois, je vous emmène faire un petit tour en gondole !
30 avril 2013
ESCAPADE ITALIENNE - Les îles de la lagune

L’ile de Murano est la plus grande des îles de la lagune, au nord de Venise. C’est le domaine des verriers. J’ai pu admirer l’extraordinaire travail d’un souffleur de verre qui réalisa en quelques minutes, devant nous, un très joli vase coloré. Puis un cygne. J’étais tellement subjuguée que j’en ai oublié de photographier les différentes étapes de ce travail d'artiste.

Il est agréable de se balader le long des petits canaux, d’une berge à l’autre grâce à de nombreux ponts.

L’église Santa Maria e Donato est une des plus vieilles églises de la lagune.

L’ile de Burano est un bouquet de fleurs éclatantes. Jean Cocteau a écrit qu’elle a les couleurs d’un printemps fou. Ce paisible petit port de pêche aux maisons colorées est l’occasion de s’extraire pour quelques heures de la cohue de la cité des Doges. L’histoire rapporte que les pêcheurs de Burano peignaient leurs façades de couleur vive pour le simple plaisir de les voir depuis le large lorsqu’ils rentraient au port.

Les livreurs de marchandises ont des habitudes de travail bien différentes des nôtres. Mais ici tout est calme et silencieux, une douce invitation à rêver et flâner sans modération, ce dont je ne me suis pas privée.
A suivre
