Le premier septembre, nous partons à l’assaut de la belle, aride mais grandiose Sicile. Nous, c’est-à-dire cinq amies qui s’entendent comme les doigts de la main : Monique, Yvette, Odile, Chantal et moi (Françoise n’a pu se joindre à nous). A l’assaut, n’exagères-tu pas un peu, Praline ? Oh si, carrément ! Il nous a fallu sortir péniblement de notre lit douillet à deux heures du matin, départ à trois heures, arrivée à Saint-Exupéry à quatre heures pour embarquement à six heures. Autant dire que nous avons comaté deux heures dans l’aéroport lyonnais avant de monter à bord du Boeing 747 pour Palerme. Dans l’avion on se réveille, on est heureuses. Arrivées à Palerme vers 7h30, nous sommes excitées comme des puces et plus du tout endormies. Nous sommes avec un groupe, nous attendons les valises et un monsieur se désole, sa valise n’est pas sur le tapis roulant. Réclamation. Nous pouffons de rire en imaginant qu’il devra porter les petites culottes de son épouse qui, elle, récupère bien sa valise. Mais comme un pressentiment, le couple avait pris soin de panacher les affaires dans les deux valises. Pas bête. Les effets de monsieur sont arrivés trois jours plus tard, après un petit tour en Russie ! Une heure d’autocar plus tard, nous arrivons à l’hôtel Costaverde près de Cefalu. Yvette veut-elle nous saper le moral ou nous faire rire, ou encore nous avertir en douceur, elle sort de son sac une feuille qu’elle a imprimée, sur laquelle s’étalent les pires horreurs concernant l’hôtel club. On pousse des cris, on s’indigne,  mais on rigole bien, on a confiance. Et on a raison. Installation dans nos chambres, visite de l’immense structure, nous voulons tout voir le plus rapidement possible. Les yeux brillants, nous arpentons les immenses salles et salons, les boutiques, les salles à manger. Le bar, important le bar !  Nous essayons les profonds fauteuils et canapés. Dehors, la piscine, les jardins, les aires de jeux, les fleurs, les palmiers… Mince alors, c’est que la plage n’est pas à nos pieds ! Nous sommes vite rassurées en apprenant que nous avons une navette gratuite tous les quarts d’heure. Un sacré folklore cette navette ! En fait il y en a deux, conduites par de charmants siciliens. Œil de velours et sourire ultra bright. A peine sommes-nous montées et assises que la musique envahit l’espace. Du folklore sicilien, très entraînant. Tout le monde chante le refrain à tue-tête, tape dans ses mains, nous sommes vite dans l’ambiance. Le charmant chauffeur est tellement habitué par ce parcours, qu’il ne cesse de nous envoyer des œillades coquines dans le rétroviseur. On s’en amuse évidemment mais je ne peux m’empêcher de me demander comment il se comporte le soir en retrouvant bobonne son épouse… mes amies ont failli me trouver trouble-fête. Bon, j’oublie ça et me prends au jeu sans état d’âme. Le coquin a même osé effleurer l’épaule de Chantal ! Nous allons passer deux semaines merveilleuses, à la piscine mais le plus souvent à la plage, la mer Tyrrhénienne est chaude à souhait, le sable fin infiniment doux sous nos pieds.

A suivre, quelques excursions.

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