Quelques nouvelles du front... en ce moment de la douleur et de la douceur, la vie en somme !

La douleur c'est de voir l'état de santé de mes parents qui s'aggrave de jour en jour... assister, impuissante, à une fin de vie ponctuée de douleurs physiques et morales. Chacun d'eux a une pathologie différente mais destructrice et ravageuse. Et comme je réside à plusieurs centaines de kilomètres d'eux, un sentiment de culpabilité m'envahit parfois, accentué par certaines réflexions de leur entourage. Pas très gentil... Je fais ce que je peux... J'arrive de chez eux, je me sens épuisée et déprimée.

La douceur c'est ma petite fille qui vient d'avoir un an que nous fêterons pour Pâques, ce sont mes petits fils que je gâterai aussi, c'est la joie de la venue de mon fils et sa famille à la fin de ce mois, c'est de pouvoir me balader au milieu du printemps éclatant de couleurs et de promesses, c'est aussi de pouvoir me lever chaque matin pour me rendre à mon travail que j'aime, c'est de pouvoir marcher et crapahuter sur les sommets, sur les sentiers fleuris de nos belles régions. Tous ces possibles, quand on a la santé !

Tiens, à propos de fleurs, je vous offre celles-ci, photographiées jeudi dernier. On dirait un bouquet de mariée. Je n'ai absolument pas retouché cette photo sauf pour la taille et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir les petits cailloux avec cette jolie couleur bleue, alors qu'ils étaient gris ! Finalement c'est bien le bouquet de la mariée avec plein de dragées bleues autour !


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Un modeste bouquet certes, mais les évènements familiaux et autres me confortent dans cette idée de rester modeste et humble... Nous sommes tellement vulnérables qu'il n'est pas nécessaire d'exiger de grandes choses. Cet après-midi sur la route du retour, j'ai été émerveillée devant les champs de colza... je les ai admirés, ils m'étaient offerts... ma petite Maman ne les verra plus, son lit et sa maison sont maintenant ses seuls paysages... les larmes me sont venues, libératrices et douloureuses.