101ème devoir du Goût
Les lundis du Goût
Je pense que vous en avez assez des œuvres de John Salminen mais que voulez-vous, elles me posent toutes des questions auxquelles j’essaie de répondre.
Si vous m’aidiez, vous aussi à y répondre, ce serait gentil.
Mais ce serait trop simple.
Il faut d’abord trouver quelles questions posent l’œuvre, et je sais qu’elle ne pose pas les mêmes à chaque observateur.
Puis, quand vous avez enfin une question qui vient, il reste à y répondre…
J’aimerais que vous commenciez votre devoir par « Ce fut un chagrin désordonné », comme écrit Maupassant dans « Un cœur simple ».
Ce serait chouette aussi que vous le terminassiez sur « Le centre du combat, point obscur où tressaille la mêlée, effroyable et vivante broussaille, » comme disait Victor Hugo dans « L’expiation »
J’eusse aimé que vous y casassiez aussi le célèbre « L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. »
(Je ricane car Adrienne va devoir éviter la trop grande concision qui est sa marque de fabrique... Hi hi hi...)
Pas beaucoup d’inspiration pour ce tableau… hélas oui mon cher Monsieur le Goût, je me répète. Mais pour me faire pardonner d’avoir loupé le 100ème devoir, je vais essayer faire semblant un tout petit peu participer au 101ème ! Il faut dire qu’en ce moment je n’ai pas d’inspiration pour quoi que ce soit, enfin si ! Je ne pense qu’à me promener, sortir, voir les gens que j’aime. J’en profite quoi ! Parce que je me dis qu’un jour je ne serai plus en capacité, ou un peu moins, de batifoler et sortir autant qu’en ce moment. Je privilégierai alors l’écriture… euh… peut-être ne saurai-je plus écrire ! Comment ça, je n’ai pas le moral ? Mais si mais si, j’ai le moral… quoique, en regardant ce tableau… D’ailleurs je me demande comment tu peux nous proposer un tel paysage, toi le grand frileux qui grelottes aux tout premiers frissons de l'automne, je dirai même dès lors que tu te promènes dans une rue ombragée protégeant la lumière de tes jours du soleil d’une belle journée d’été ! Ah que je vous aime tous les deux, si différents, si complémentaires, mais tellement bien assortis !
Mais que diable est donc un « chagrin désordonné » ? Le chagrin, je connais, le chagrin tout court… bon, peut-être aurai-je quelque explication de texte ! Quant au «centre du combat, point obscur… » Au secours la migraine me guette, vite passons à autre chose avant que la graine entière ne m’envahisse.
Je ne vais pas, comme cette jeune personne, vous emmener marcher dans la neige, dans cette rue sombre balayée par un vent glacial, je vous montre plutôt, en quelques mots et photos, mes deux dernières sorties de ce bel octobre.
Royat, ville thermale et ses beaux immeubles.
L’hôtel de ville de Vichy où nous sommes allés jeudi dernier déposer un télescope à réparer chez l’unique fournisseur français de la marque Celestron.
Je savais que je n’étais pas très loin de chez Juju, la coquine me l’a dit ensuite, je suis passée dans son village ! Sans regret pour l’instant, je n’étais pas seule et ne pouvais lui rendre visite. Partie remise, hein Juju ?!
Une fois le télescope déposé, la route du retour… mais c’est sans connaître mes amis qui aiment les détours, les contours, le chemin des écoliers, la découverte, l’imprévu. Et c'est pour ça, entre autre, que je les adore ! Nous voilà donc partis tout schuss direction Yssingeaux où nous déjeunons.
Nous descendons un peu plus au sud, Tournon-sur-Rhône, petit arrêt pour acheter des ravioles à Romans, Tain-l’Hermitage…
Je suis alors tout près de chez Fabie qui, elle, se trouve dans mon coin de Savoie ! La ronde des copines en fait ! Ce n’est que partie remise là aussi, hein Fabie ?! Ben oui quoi : je me trouve de passer chez Juju qui parfois fréquente ma Chartreuse, je passe tout près de chez Fabie qui, au même moment, frôle ma maison…ne pourrait-on pas envisager une rencontre de blogueuses vadrouilleuses ?



