69ème devoir du Goût
Les lundis du Goût
Je ne sais pas si vous aimez les toiles de Maurice Utrillo.
Quant à moi, je les aime.
Elles m’inspirent toujours quelque chose.
Et vous ?
Aurez vous quelque histoire à raconter lundi, ayant cette toile pour support à votre imagination ?
Alors à lundi…
Mais oui mon cher maître…euh non pas maître, ça fait un peu j’me la pète… Mon cher prof… euh non pas prof, ça fait un peu nain de Disney (ok tu es instruit et tu portes des lunettes)… Je dirai donc mon cher Goût, oui je comprends que tu aimes les toiles de Maurice Utrillo, un monsieur de chez toi qui a peint comme personne votre Montmartre bien-aimé.
Pour ma part je ne suis allée qu’une fois à Montmartre, j’ai déambulé, heureuse, insouciante, le nez en l’air et les cheveux au vent. La foule était intense, j’avais envie de chanter et de sourire à tout le monde. J’étais jeune et sûrement jolie à regarder, on a voulu réaliser mon portrait plein de fois. Je disais non en riant, je n’avais pas une minute à consacrer à poser pour un monsieur aussi charmant soit-il… Ainsi soit-elle…
Cette oeuvre a beau être superbe, elle correspond malheureusement au temps présent… Le couvre-feu, les rues désertes et silencieuses, les rideaux baissés où peu à peu s'infiltre la poussière.
Bon, c’est pas l’tout, je ne sais pas quoi dire d’autre… Je dois avouer que j’ai une priorité : en ce superbe dimanche ensoleillé, la Chartreuse m’attend… non, pas la verte ni la jaune ! Mes beaux sommets drapés de blanc.
Un air pur de liberté, un air de liberté pure. A propos du merveilleux mot "liberté" qui sera de nouveau sur nos lèvres et dans nos coeurs , je reprends ci-dessous un poème que j'ai écrit, au retour de Montmartre justement. C’était en 2005 !
LIBERTE
Liberté !
Chère à ma vie
Précieuse et aimée.
A toi un grand merci.
Indépendance !
Superbe présent
Grandiose et bienfaisant.
Conscience de ma chance.
Indépendance et liberté !
Comment ne pas vous acclamer
Quand de toutes parts au monde entier
Se meurent des peuples condamnés.
Je vis et je chante et je ris
Et tant pis si parfois je survis
Et tant pis si souvent je pleure
C’est parfois de bonheur
Devant la montagne où les neiges éternelles
Offrent à mon regard des milliers d’étincelles.
