En route pour Bonifacio
Avant de me lancer dans quatre jours festifs et bien remplis avec deux de mes petits-enfants, je vous entraîne vers Bonifacio. Je pense que ce sera l’avant-dernier billet corse, il me restera Ajaccio, dernière visite avant l’embarquement.
Des cochons en liberté. Endormis au soleil, même l'autocar les frôlant au passage ne les dérange pas.
Par contre, dès que nous nous arrêtons et les approchons avec du pain que notre guide nous avait proposé de prendre, ils se précipitent. Il faut d'ailleurs faire très attention, ils peuvent se battre pour un morceau et nous bousculer. Ils sont impressionnants.
Ils sont de différentes couleurs et parmi eux quelques sangliers.
Et nous voici à Bonifacio, devant le fameux escalier du roi d'Aragon datant de 1420. Pas moins de 187 marches creusées dans la falaise.
Quelques vues au gré des rues et ruelles.
La ville est juchée sur des falaises de calcaire blanc, les remparts qui l'entourent la font ressembler à un vaisseau géant.
Nous prenons le large. Une grande balade qui aurait dû faire deux heures mais sera réduite à une heure seulement, tant la mer est agitée. Je suis courageuse, je veux connaître un tout petit peu ce que vivent les marins, aussi je reste sur le pont supérieur. Seule, tout le monde s'est retranché à l'abri. Photos impossibles, des vagues de quatre mètres de haut, je me cramponne au bastingage, je retiens mes lunettes et tente de mettre mon sac à l'abri sous mon kway pour le protéger des trombes d'eau qui me trempent jusqu'aux os. Je vois l'horizon... trois secondes après je suis au fond de l'eau. A chaque "descente" je suis soulevée de mon siège, mes doigts sont fortement crispés sur la rambarde. Parfois, la houle un peu plus forte semble vouloir casser le bateau qui craque et gémit, j'ai alors très peur mais ne peux plus bouger sans risque d'être projetée par-dessus bord. Lorsque nous faisons demi-tour dans une petite crique où règne un calme relatif, un des hommes de l'équipage vient me demander si tout va bien et si je souhaite descendre à l'abri. Je fais encore ma courageuse et lui dis que tout va bien en le remerciant. Encore une fois je n'en mène par large mais le retour se passe bien. Les amis ont beaucoup ri en me découvrant trempée comme une soupe, moi j'étais contente, surtout quand j'ai appris que deux personnes avaient été malades, les voir vomir tripes et boyaux aurait bien pu me contaminer, finalement j'étais bien là-haut !



