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Pralinensavoie...                 et parfois ailleurs
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13 décembre 2011

Praline qui pleure, Praline qui rit

Passent les heures et les jours... et le temps... du bonheur et du chagrin... tout va et vient, tels le flux et le reflux de la vague au bord de l'océan. Mon père est mort le vingt huit novembre. Enterré le premier décembre. Sur sa couche mortuaire je ne l'ai pas reconnu tant il était maigre. Une semaine difficile et douloureuse. Du côté affectif, un entourage quasi absent. Mes enfants, très chagrinés, n'ont pu venir, l'un de Manchester, l'autre retenue à la maison avec ses trois enfants malades, son mari étant en mission loin de là. Alors j'ai dû affronter seule, j'ai entouré ma petite Maman, je l'ai aidée à vivre ce départ du mieux que j'ai pu. Elle a tenu à venir à la sépulture, j'ai poussé avec difficulté son fauteuil roulant dans les allées sablonneuses du cimetière. Elle avait les yeux rouges et hagards, elle est restée silencieuse. Je n'ai pu que poser mes mains sur ses joues froides... ne pas se donner en spectacle en public.

J'ai eu le coeur gros et les larmes aux yeux pendant des jours et des nuits,...et pas une épaule pour appuyer mon visage fatigué. C'est dans ces moments-là que la solitude prend toute son effroyable grandeur. A mon retour, des amis présents, attentionnés, chaleureux, quelques courriers et mails.

Depuis longtemps je sais les chagrins, passés, présents, à venir... Mais je sais aussi l'amitié, l'amour, la tendresse des personnes qui me sont chères. Celles qui habitent un peu loin, celles qui sont à deux pas de ma maison. Les uns comme les autres au plus près du coeur. Tous ces mots échangés et écrits sont autant de bouées de sauvetage qui aident à tenir la tête hors de l'eau, qui rendent l'amitié tellement importante et la renforcent,  permettent de rester digne, d'envisager que peines et chagrins seront plus légers à porter et supporter. Et la Vie, forte, fait le reste, vient à bout de nos misères. Malgré tout. Ainsi va la vie.

 

Alors ne pas terminer cette note sans offrir le sourire (et même le rire avec les copines !) que j'ai eu en voyant ce panneau lors d'une randonnée près d'un village cher à mon coeur. Et dire que j'aurais aimé habiter là-haut.

maire_dechaine


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Commentaires
J
Bonsoir<br /> <br /> Je viens de lire votre message et je pleure toutes les larmes de mon corps !<br /> <br /> Je traverse la même épreuve que vous, j'ai perdu mon cher papa en août et je n'arrive pas à faire mon deuil, il me manque affreusement. J'ai 52 ans mais mon coeur déchiré est celui d'une petite fille. Je m'étais pourtant préparé à son départ car depuis un mois il déclinait, mais sa gentillesse et son sourire ne sont plus là, à jamais. Mes enfants non plus n'étaient pas là le jour de l'ensevelissement, pris par leur obligations. J'ai aussi poussée ma chère maman dans son fauteuil roulant pendant la cérémonie avec l'envie de ma cacher pour pleurer. Elle est aussi en maison de retraite et maintenant ce qui est aussi très difficile c'est de débarrasser la maison et de la vendre. Je me sens déracinée.Une page se tourne, mais la vie continue pour mes enfants et petits enfants et il faut que je sois forte. Heureusement La foi et mon espérance me soutiennent.
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P
MICHELINE, merci pour ce petit signe, je commençais à m'inquiéter...<br /> <br /> Merci PRUNELLE, je pense à toi.
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P
oh ! je sais ce que c'est le vide de l'absence quand plus jamais on ne pourra dire papa... tu as écrit ce message le jour qui était l'anniversaire de mon papa, qui me manque tant 3 ans après son départ ...<br /> de tout coeur avec toi ...
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M
ma pralinette, seulement aujourd'hui je peux venir lire..ou écrire je ne suis pas si forte.que pour ton pauvre papa<br /> .. ce sont les jours qui ont suivi qui m'ont complètement anéantie ... mais je commence à pouvoir marcher ...ta peine avec la mienne... je t'embrasse.<br /> micheline
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P
Syl, Fauvette, Nadya, Tatiana, Jean-Jacques, merci pour vos mots chaleureux. Je ne suis pas spécialement forte (un peu quand même), je suis surtout d'un naturel optimiste et je regarde pratiquement toujours devant, même si parfois l'effet rétroviseur me fait très mal, mais globalement je vais de l'avant.
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