Hier matin je suis allée au bureau de poste. En attendant mon tour,  j’ai repéré une nouvelle machine, près de la porte d’entrée. J’ai demandé à la dame du guichet de quoi il s’agit, ça ne ressemble pas à un distributeur de billets. C’est une machine à affranchir ! Heureusement que je n’ai pas de dentier sinon je l’aurais avalé ! Un comble ! Vous allez voir que dans un avenir très proche, nous n’aurons plus de gentilles dames souriantes, avec lesquelles je papote toujours, pour nous servir, éventuellement nous conseiller ou nous orienter. Devant ma mine déconfite, l’agent me dit, avec un sourire non moins déconfit «eh oui bientôt nous ne serons plus derrière ce guichet»… Je suis ressortie avec le moral soudain dans les chaussettes malgré le bleu du ciel et la douceur du printemps naissant.

Depuis déjà longtemps on se sert soi-même au poste d’essence (nous n’avons plus le choix), plus âme qui vive au péage de l’autoroute, au supermarché on peut scanner nous-mêmes nos courses (j’ai jusqu’à maintenant ignoré… pour combien de temps ?), voici désormais l’auto affranchissement du courrier… Ce n’est pas que je sois contre le progrès mais là… je me fais du souci pour nos petits-enfants. Reste positive, Praline, Pôle Emploi va devoir créer des centaines de postes pour recevoir les chômeurs. Mais non mais non,  les machines à affranchir, faudra bien les fabriquer... oui bon, mais il y aura les robots pour ce faire… et les robots, faudra bien les fabriquer ! Où ça ? Hein ?

Allez, je retourne en Italie, là-bas ce n'est sûrement pas mieux... pas mieux du tout, les cartes postales n'arrivent jamais à destination ! Mais au moins il y a du soleil, de la couleur et des mots qui chantent.

2Flânerie à Murano

 

1Venise et le célèbre pont des Soupirs

 

3Une ruelle à Cefalu

 

4La mer tyrrhénienne et la plage de sable fin