Vous avez remarqué que je ne suis pas très présente sur ces pages. Jamais plus je ne dirai « je n’ai pas le temps » mais « j’ai passé du temps à autre chose », c’est quelque peu différent. Et ces jours-ci, je fais du rangement dans mon bureau, il y a du boulot ! Je classe, je trie, je broie, je recycle.

J’ai souri en tombant sur des écrits… de quand j’écrivais beaucoup ! Je ne résiste pas au plaisir de vous partager ci-dessous le petit texte écrit le 1er février 2004, il y a donc quatorze ans aujourd’hui ! C’était dans le cadre de l’atelier d’écriture Obsolettres auquel participait ma copine de blog Coumarine. Le sujet était « Le feu de cheminée ».

 

J’étais alors une fillette de huit ans,

Chez ma Mémé me réfugiais de temps en temps.

Dès la soupe avalée, tandis qu’hurlait le vent,

Nous nous retrouvions devant l’âtre flamboyant.

En ce temps, pas de telé, de fausses vérités

Ni de célébrités scaradémisées.

 

Juste quelques mots simples et vrais

La chaleur nous engourdissait.

Sur mes genoux, ronronnant, le mignon chaton.

Inlassablement, Mémé brodait son napperon

Grand père égrenait le maïs, triait des noix

Se taisait puis soudain pensait à haute voix.

 

Le balancement de l’horloge n’était troublé

Que par la bûche s’écroulant dans le brasier.

Tandis qu’une autre, dont le bois encore vert

Semblait pleurer la forêt et gémir de colère.

Mes joues luisaient, rouges et rebondies

Je me sentais petit oiseau dans son nid.