Jeu d'écriture proposé par Lakevio, tableau de Barbara J.C. Musch

 lakevio

Quand je vois ces deux adorables chiots, je ne peux m’empêcher de penser aux animaux qui ont accompagné mon existence. Depuis toute petite. Chiens, chats, et même des cochons d’Inde. Compagnons de jeux, de tendresse permanente et de consolation aux jours sombres. Ces bonnes petites têtes de bébés chiens m’évoquent surtout ma dernière chienne. Une jolie beagle porcelaine, mais attention…  petit modèle, car il en existe deux tailles, M et XL !

Notre petite Bambi venait de mourir et nous nous disions tristement que c’était terminé, nous n’en reprendrions plus. Sauf que… là-bas, dans la France profonde de mon enfance, un abruti maltraitait sa petite chienne. Elle n’avait que trois mois et comme chacun sait, un bébé chien, avant qu’il ne soit éduqué,  fait des pipis un peu partout à toute heure du jour et de la nuit. Alors l’abruti la corrigeait, la frappait avec une tige en  ferraille ; et pour la punir encore plus, la faisait dormir en plein décembre dans une carcasse de veille voiture au fond de la cour. A plusieurs reprises, mon beau-frère passant par-là, s’aperçut de ces sévices et menaça l’abruti, soit d’appeler les gendarmes, soit de récupérer la petite chienne pour l’offrir à sa belle-sœur préférée (c’est bibi !) L’abruti dit « ok emmène-là cette carne » ! Toute la famille y mit du sien pour nous convaincre d’adopter cette petite boule blanche et marron clair, que je n’avais jamais vue. Au téléphone, Maman me disait qu’elle était adorable, attachante et belle, mais belle !  Je souriais, Maman aimait tellement les animaux que le plus moche des plus moches était toujours magnifiquement beau à ses yeux. Nous nous sommes laissé convaincre. C’est ainsi que par une froide journée de février, ma nièce débarqua dans notre humble demeure avec la petite boule blanche et marron clair dans un sac de voyage. Elles étaient venues en train et je n’ai jamais su s’il y avait eu des pipis cacas pour parfumer le wagon. A leur arrivée, je n’étais pas là, je participais à une animation au sein de la structure où je travaillais. Lorsque je suis rentrée vers vingt heures, j’ai ouvert la porte, la petite boule blanche et marron clair s’est précipitée vers moi, s’est quasiment jetée dans mes bras et a niché sa tête au creux de mon épaule. J’en aurais pleuré tellement je l’ai trouvée belle et attachante. Un quart d’heure après, alors que mon mari avait préparé une jolie table pour quelques invités, la petite boule blanche et marron clair a sauté sur une chaise et a raflé deux tranches de jambon sur le plat destiné à la raclette. Nous n’avons pas osé la gronder. Nous l’avons appelée Laïka, mais je peux vous dire qu’elle fut plus heureuse que celle du même nom envoyée dans l’espace par les soviétiques.